vendredi 11 septembre 2009

Dérive des continents. Lenteur sentimentale. Au milieu du soleil le vent froid souffle. L’eau coule fluidement. Au-delà des néons, dans les bois ma semence perdue sur l’écorce. C’est comme taper du poing sur un mur de briques. Sur mes genoux elle dort bien tranquillement la petite pute, alors que je me fais du mauvais sang. La vierge noire pleure des larmes de sang sur notre couple de fortune. Je cherche de la paraffine sous mon lit, pour cristalliser son corps princier. Je lui applique des zestes d’orange sur les paupières. Partenaire particulier qui vient te demander des comptes pour le plaisir que tu as pris avec son corps, ce morceau de viande souple. Moments d’absence, d’une fraîcheur aquatique. Période d’après-guerre personnelle, joyeuse et insouciante. Changer de masque. Changer de schème culturel, Se sécher les poils, reprendre la route du cowboy solitaire. Cheveux d’or percés de soleil désertique. Sur le moment la chose paraît peu extraordinaire. « C’est normal » règne. Et pourtant cela n’a pas de prix. Oublier ses chagrins .Retrouver la vérité au-delà des collines. L’étendard de la paix universelle dans les mains un soir d’automne. Regard à 360 degrés d’une maison perdue au milieu d’un lac. Avec ton maître tu te sens bien à la besogne quotidienne de racler le fond d’un vase de terre cuite. Assis, avachi sur un banc dans un coin de salle sombre. Non. Assis bien droit dans un fauteuil confortable avec un livre, une petite lumière à tes côtés alors qu’il pleut dehors. Perspectives lointaines, table rase du passé. Goûter la saveur du jour immobile dans un jardin originel, les gouttes de rosée perlant sur tes épaules de golden-boy. Envie de pleurer. Avachi et faible dans la pénombre qu’est-ce que je vais faire aujourd’hui ? Je peux avoir un peu de ronronnement s’il vous plaît, des cheveux à caresser, un autre corps à toucher ? Des petits bisous sur des petites lèvres qui vomissent de la tequila. Un monde sans connaissance, sans art, devenir fou. Vivre dangereusement, en sentant la mort partout. Cette nuit là je monte le long d’un mur éclairé par la lune au visage triste. Plus haut un château perché caché par une forêt. Ca raisonne bruissement de feuilles dans le soir. Le lendemain, le sort me réserve un chaudron d’huile bouillante chinoise, évacuant mes richesses personnelles. Vide de l’existence. Défaire une poupée gigogne et cacher de la cocaïne dans la dernière. Je hais je souffre, et te vois sourire sans moi. Baise générale entre jeunes gens de bonne famille. Eléonore baise avec au moins deux mecs. Elle écarte bien les gens la salope. Le gosse de quinze ans jouit dans sa bouche. Nue, elle est content e que je sois là, je la caresse un peu, puis on s’en va. Mon tee shirt pue. On va fumer uen cigarette dans un fast food. Explosion de joie générale. Elle danse comme une folle sur la musique de son walk-man complètement différente de celle que les autres gens écoutent. Etourdie elle sort , embrasse son copain sur les lèvres et se fait écraser par un camion rempli d’essence.

S.V.

Aucun commentaire: