<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-3850003982562320421</id><updated>2011-10-01T08:13:34.107-07:00</updated><category term='bruce springsteen'/><category term='La Mythe'/><category term='Franlo'/><category term='Louis Ferdinand Céline'/><category term='punk'/><category term='Sade'/><category term='Eric Poitevin.'/><category term='psychologie'/><category term='nature'/><category term='nostalgie'/><category term='psychologie scolaire'/><category term='Simon Latreille'/><category term='pub'/><category term='île de la reunion'/><category term='chien'/><category term='raquette.'/><category term='fils tropical'/><category term='XX° siècle'/><category term='Philippe Muray'/><category term='Patrick Ewing'/><category term='tronche de cul'/><category term='Patrick Neu'/><category term='desert de Gobi'/><category term='graham parker and the rumour'/><category term='1992'/><category term='Michel Houellebecq'/><category term='mortel'/><category term='pétanque'/><category term='intense'/><category term='poésie.'/><category term='quechua'/><category term='Jordan'/><category term='Dennis Rodman'/><category term='Jacques Rancière'/><category term='chemise hawaïenne'/><category term='décadence épidermique'/><category term='accident'/><category term='machine'/><category term='sophiste'/><category term='bobo la tête'/><category term='barbu'/><category term='puissance'/><category term='mangrove'/><category term='rigolo'/><category term='tourisme'/><category term='schyzophrénie gitane'/><category term='Noirceuil'/><category term='Auchan'/><category term='acnée'/><category term='Clairwill'/><category term='loisir'/><title type='text'>A BUSLOAD OF FAITH</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3850003982562320421/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>N.H.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13987322017219738506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>35</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3850003982562320421.post-4092685468251557005</id><published>2011-02-14T12:33:00.000-08:00</published><updated>2011-02-14T13:04:37.579-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='raquette.'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='desert de Gobi'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Auchan'/><title type='text'>De l’art de ne point faire d’erreur. Deuxième partie.</title><content type='html'>&lt;p style="text-indent: 35.4pt; text-align: justify; font-family: lucida grande;" class="ecxMsoNormal"&gt;&lt;span style=";font-size:100%;" &gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;  Il est des instants d’extrême solitude qui feraient passer le désert de Gobi pour un centre commercial Auchan un samedi à 19h30. Il en est d’autres de silence qui font ressembler les abysses au volume de son dégagé par un mur d’amplis dans un concert de Slayer. C’était ça. Sa chambre était devenue un sous marin sans sonar. Même tapoter négligemment sur son sexe aurait été un geste de trop et aurait attiré les pires prédateurs qui l’auraient mis en pièce dans la seconde. Putain, elle voulait pas se barrer cette conne ?  Déjà elle l’entourait de ses bras comme pour lui signifier une condescendante déception qui lui donnait envie de l’étouffer avec le traversin. « C’était pas si mal tu sais… Julien et Nicolas étaient moins bons… Avec un peu de pratique tu pourras peut-être me faire jouir. Je crois que ça vaut le coup qu’on reste ensemble un petit peu. Pour voir, quoi... ». Ah ben merde. S’il s’attendait à ça. On lui proposait de passer l’éponge et de re-signer pour une saison en vue d’obtenir le titre, et en plus de ça le coach lui conservait toute sa confiance et le réintégrait dans le cinq majeur. Il n’y avait pas une seconde à perdre : deux trois étirements et il fallait repartir à l’entrainement au pas de course. Combien de temps avant de rendre les clés du gymnase ? Trois quarts d’heure. O.K.. Série de lancers francs pour s’échauffer. On taquine une petite bouteille vite fait, une dizaine de shoots à mi distance et on recule à trois points. Ca touche l’arceau, en fait le tour et ça ressort, on part au rebond et on répète l’opération. On tend l’oreille pour écouter les conseils avisés du coach –«  Tu la tiens mal. La main plus sur le côté. Ouais, c’est ça. Prends la mieux, bordel ! ouais, dans l’axe, comme ça. Mais merde, t’as pas de toucher ou quoi ?! Voila, c’est bien… » – Putain il était dans la zone cette fois ci, comme on disait dans le jargon. Pas deux fois les mêmes erreurs. Il respirait à fond, ne prenait aucun shoot trop rapidement. C’était ça, comme ça qu’il fallait faire. La branlée avait changé de cible et il entendait le public hurler son nom. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;  -«  Ouais c’est ça dis mon nom. Gueule-le. J’vais enchaîner les paniers et tu vas pas toucher une bille ! » &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;  -« Putain mais qu’est ce que tu barjèques ?! Tu m’as coupée là avec tes conneries… ».&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;  Bon, il s’était un peu laissé aller trop loin du lit, jusqu’au Madison Square Garden. Mais c’était somme toute une assez bonne tactique pour casser le rythme du jeu et apparemment ça décontenançait bien l’adversaire. Voire même un peu trop, le but n’étant pas de gagner par forfait.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;  Cette matinée lança le début de sa première relation d’adulte. Marie laissa tomber les bougies d’anniversaire et choisi notre basketteur en herbe bien qu’il n’eût aucune chance de jouer un jour  ni en NBA ni en pro A. Le mois de mars était bien entamé, l’hiver finissait tranquillement, tiens, on aurait du soleil tôt cette année, oh oui, il fait déjà doux. Que voulez-vous ? Il n’y a plus de saison ma bonne dame. Les bruits du monde extérieur ne parvenaient plus à La Mythe que comme un amas de sons informe et absurde. Un sourire débile lui mangeait continuellement la face et son intellect flirtait dangereusement avec celui d’une amibe.  Ses yeux affectés d’un continuel nystagmus devinrent aussi expressifs que ceux d’un koala pris d’une indigestion d’eucalyptus. On frôlait la catastrophe. Bien heureusement, le mois d’avril arriva et la classe de Marie, les troisièmes 1 lv1 allemand option latin partaient en voyage scolaire en Italie, Pise-Florence-Rome, accompagnés des troisièmes 3 lv1 espagnol, option latin eux aussi, c’est d’ailleurs pour cela qu’ils partaient en Italie ensemble. Les adieux ne furent pas déchirants puisqu’ils se revoyaient la semaine d’après et que La Mythe et Marie formaient le couple le plus solide du collège : ça durait déjà depuis trois semaines. Ils étaient sûrs de leur amour partagé.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;  Elle était partie depuis deux jours quand Cécile vint le trouver près du préfabriqué 7.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;-« Eh, tu sais, j’ai eu Marie au téléphone hier… »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;  La Mythe ne savait même pas que l’on pouvait appeler de si loin. Bon, ok, il se remémorait des scènes de films où il était question d’appel en PVC ou quelque chose comme cela mais c’était aux Etats Unis d’Amérique et là bas les téléphones n’étaient sûrement pas branlés pareil… Bon, et puis qu’est ce qu’elle lui voulait la Cécile exactement ? Elle ne pouvait pas le blairer et c’était plus que réciproque.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;-« Apparemment elle s’ennuie pas, le car ça a été chaud d’après ce qu’elle m’a dit. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;-Ah ouais… Genre ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt; -Ben… y’a Jimmy là bas aussi… »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;  Ses boules, en un seul mouvement s’étaient tout d’abord rétractées avant de monter bien haut jusqu’à choquer contre ses yeux avant de tomber avec un mou fracas au fond de son caleçon ; Puis elles glissèrent doucement le long de chaque jambe et roulèrent sur le goudron de la cour. Lui seul les avaient vues se carapater et il n’osait pas bouger de peur de les écraser.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;  Jimmy était le meneur de l’équipe des troisièmes ; Il était petit, plus petit que La Mythe, avait les jambes arquées et portait un tarin énorme sur une gueule en biais. Mais il était meneur. Rapide, adroit et nerveux. Le poste clé. Celui qu’on voit sur le terrain. Celui qui distribue des caviars et doit prendre les shoots cruciaux.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;  Avant la fin de la journée, le collège tout entier était au courant et des nuées de charognards piétinaient les testicules de La Mythe qui ne disait plus rien. C’était Verdun sous son crâne. Les bases avant s’étaient faites écrasées en un rien de temps et une artillerie démoniaque pilonnait son armée en déroute qui n’avait nulle part où se replier. La plaine hurlante et sifflante à perte de vue. Ah ouais, c’était comme ça ?! Alors d’accord, on allait crever mais le peuple entier se souviendrait longtemps de cette traîtrise et n’aurait de cesse de préparer la vengeance.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;  Il rentra chez lui après les cours comme si la journée avait été normale. Il s’allongea dans son lit dont il n’avait pas changé les draps depuis un mois pour continuer à dormir dans l’odeur de la chatte de Marie, se releva et finalement changea les draps. Il faudrait les brûler. Plus tard. Il ressortit toutes les lettres qu’elle lui avait écrites et les relut l’une après l’autre en tenant le papier parfumé du bout des doigts. Les mots n’avaient aucun sens. Ils ne servaient qu’à enfermer la réalité dans une prison dorée dont la porte ouvrait sur un champ de mines anti-personnelles. Il n’aurait jamais dû se livrer. De toute façon ce n’était que de sa vulve qu’il était amoureux. Les dégats seraient donc limités et la reconstruction rapide. Il entassa toutes les lettres sur un coin de son bureau et les entoura de fil de cuisine. Hormis le poids et la texture, on aurait dit un pavé. Putain, autant d’encre waterman, des litres de parfum et au moins deux ou trois arbrisseaux pour en arriver là. Il était tombé dans une faille extra-temporelle, c’était la seule explication possible. Allez, au pajot. Ca irait mieux demain. Sûrement, ouais, t’as qu’à croire. Le lendemain c’était la même merde. A peine eut-il franchi l’enceinte du bahut que trois « potes » lui sautèrent sur le rable : « Alors ? Tu vas faire quoi ? Hein ? Tu vas la défoncer, hein ? Dis, dis, dis… ». C’est eux qu’il avait envie de défoncer, puis tous ceux qui savaient, tout le collège quoi, puis le monde entier. Ca montait, ca montait mais pas moyen d’évacuer cette merde, comme dans une cocotte minute sans sifflet. C’était pas dit qu’il tienne jusqu’au retour des troisièmes avant d’exploser et de mordre à la jugulaire la première personne qui frôlerait de trop près sa mâchoire. Il avait déjà l’incisive rétractile et la molaire qui crissait. Il lui était impossible de penser à autre chose et en même temps il n’arrivait pas y penser vraiment. Les jours ne passaient pas vite mais il ne les voyait pas passer. Le monde avait perdu sa réalité, simplement parce qu’il avait accordé sa confiance et qu’on l’avait trompé. Putain de désastre. Putain de bordel de merde. Putain de salope.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;  Enfin, elle arriva. Quel jour de la semaine était-ce ? Ce dont il se rappelait, c’était qu’il était arrivé très tranquillement au collège, à huit heures, comme d’habitude. Il ne chercha pas à la voir avant le début des cours. Elle ne vint pas non plus. A la récréation de dix heures il resta appuyé contre le mur du préfabriqué, attendant la deuxième heure du cours d’anglais. Elle ne vint pas plus. Il n’y alla toujours pas. Il s’était dit que peut-être, si elle venait le voir… Mais non. C’était trop tard depuis longtemps. Il avait décidé de l’humilier. Pendant le cours, au feutre rouge, il inscrivit un mot sur chacun de ses poings. Sur le gauche on pouvait lire « chienne ». Sur le droit « salope ». Quelle originalité, hein… ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;  Enfin, la cloche sonna midi. Il était du deuxième service pour le self, tout comme Marie, il le savait. Il se dirigea calmement vers le stade, en faisant bien attention de ne pas se presser. Cette histoire était derrière lui désormais. Malgré sa vue basse, du plus loin qu’on pouvait la distinguer, il la vit. Elle aussi le vit. Il se planta là, attendant qu’elle vienne vers lui. C’était à elle de se déplacer, non ? Elle ne bougea pas. De plus en plus, le sol se dérobait, le cœur venait lui claquer dans la bouche y libérant un goût de métal froid et rouillé. Il fit un pas vers elle. Elle ne bougea pas plus et le regarda droit dans les yeux. La pute ! Il se sentait presque fautif… Mais de quoi ? C’était elle, pas lui, qui avait merdé. Il avança, tirant le plus qu’il pouvait sur ses manches pour dissimuler les mots qu’il avait été fier d’inscrire sur ses mains une heure auparavant et qu’il avait exhibé dans un silence de mort face à ses camarades qui avaient tous bien  senti alors que l’heure n’était vraiment plus à la déconnade. Il arriva enfin jusqu’au groupe de filles qui entouraient Marie. « Je peux te parler, s’il te plait ». Pauvre connard ridicule. Qu’est ce que tu fais, là ? Fous lui une branlée direct.  Surtout dis rien, fous la à terre et traine la par les cheveux jusqu’au parking où tu l’attacheras à la boule de caravane de la première bagnole en train de chauffer . Là elle sentira la violence de ton amour, trainée sur le pavé de la vieille ville à 90 kilomètres à l’heure. Elle lui répondit « Ben vas-y, parle ». Devant toutes ses amies. Aucun son ne sortit de sa bouche, comme si un énorme morceau de gâteau au yaourt était resté coincé loin dans sa gorge. Il n’arrivait même pas à déglutir. D’un geste ridiculement théâtral il jeta le pavé de lettres à ses pieds alors qu’il aurait voulu la gifler avec, pisser dessus et le lui faire bouffer. Puis, demi-tour droite, il partit.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt; &lt;br /&gt;Deux jours plus tard, il reçut une nouvelle lettre affranchie d’un timbre qu’il n’avait jamais vu. Elle venait d’Italie.  C’était Marie. Elle  lui expliquait combien elle regrettait et lui demandait de bien vouloir lui pardonner, si c’était encore possible, car elle voulait rester avec lui. Pendant un bon mois, tous les soirs, il pleura dans son lit, étouffant les sanglots en s’enfonçant la tête dans le traversin jusqu’à perdre son souffle. Il ne lui adressa plus jamais la parole.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;S.L.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;p style="text-indent: 35.4pt; text-align: center;" class="ecxMsoNormal"&gt;&lt;span style=";font-family:Calibri;font-size:100%;"  &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3850003982562320421-4092685468251557005?l=abusloadoffaith.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/feeds/4092685468251557005/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/2011/02/de-lart-de-ne-point-faire-derreur.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3850003982562320421/posts/default/4092685468251557005'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3850003982562320421/posts/default/4092685468251557005'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/2011/02/de-lart-de-ne-point-faire-derreur.html' title='De l’art de ne point faire d’erreur. Deuxième partie.'/><author><name>N.H.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13987322017219738506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3850003982562320421.post-6079879751056179970</id><published>2011-02-14T12:15:00.000-08:00</published><updated>2011-02-14T12:29:45.351-08:00</updated><title type='text'>Excéder le documentaire: La BM du seigneur, Jean-Charles Hue.</title><content type='html'>&lt;iframe title="YouTube video player" width="400" height="255" src="http://www.youtube.com/embed/D3Rpfy7UJak?rel=0" frameborder="0"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;N.H.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3850003982562320421-6079879751056179970?l=abusloadoffaith.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/feeds/6079879751056179970/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/2011/02/exceder-le-documentaire-la-bm-du.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3850003982562320421/posts/default/6079879751056179970'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3850003982562320421/posts/default/6079879751056179970'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/2011/02/exceder-le-documentaire-la-bm-du.html' title='Excéder le documentaire: La BM du seigneur, Jean-Charles Hue.'/><author><name>N.H.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13987322017219738506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://img.youtube.com/vi/D3Rpfy7UJak/default.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3850003982562320421.post-6730212798941667857</id><published>2011-01-03T04:50:00.000-08:00</published><updated>2011-01-03T05:11:22.596-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='1992'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='XX° siècle'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Jordan'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='acnée'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Patrick Ewing'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Dennis Rodman'/><title type='text'>De l’art de ne point faire d’erreur. Première partie.</title><content type='html'>&lt;p  style="text-indent: 35.4pt; font-family: lucida grande; text-align: justify;font-family:lucida grande;" class="ecxMsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Tout s’enchaîna alors très vite pour notre petit héros musqué. Très vite, et assez bien si on regarde par la lorgnette de ses désirs adolescent. Après ces quelques errements qui étaient les prémisses obligés de la vie amoureuse, on ne tarda pas à lui dévoiler&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;les charmes qu’il avait espérés aussi glabres et humides que peut l’être un sexe féminin tout juste pubère. Le collège est le terrain d’un jeu dont les règles évoluent sans cesse perdant volontiers les sportifs les mieux aguerris à ces parties. Ainsi, &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;et de la même manière, les alliances les plus douteuses sont permises et celles qu’on croyait éternelles, on les voit prendre fin à cause d’une simple rumeur, d’un bon mot mal interprété… S’ensuit en général une rancune indéfectible que même le sang de toutes les femmes et enfants de la famille incriminée ne pourrait apaiser si on le faisait couler. Mais le sort peut aussi vous réserver une place au soleil en attendant de prendre celle-là même du soleil. Ce fut le cas pour La Mythe qui devint &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;Apollon cette année là et ce pour deux raisons majeures : il adopta la coiffure improbable dite du « gnou », étrange mélange entre la coupe au bol et la raie au milieu, le tout s’achevant par le bâillement de deux mèches relevées par une bonne plâtrée de gel qui laissait apparaître sur un front luisant quelques bouton rougeâtres tendus de sébum comme si trois gyrophares illuminaient constamment une rue pluvieuse du Bronx. C’était la coiffure qu’il fallait avoir à cet endroit, à ce moment. La deuxième raison de ce succès fut le basket. 1992, l’âge d’or du basket et du hip hop new yorkais, &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;le passage en cinquième pour La Mythe. 1992 fut une année charnière pour la culture occidentale. Ils étaient quelques uns à avoir senti le vent tourner et à délaisser les crampons du football et du rugby pour les Nike force ou, pour les plus aisés, pour &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;les air Jordan et les Patrick Ewing. La fin du XX ème siècle serait américaine, ils le savaient, même si certains s’évertuaient encore à écouter Ace of base ou East 17, le vieux continent sentait la poussière et les cendres et rien n’y pousserait plus sans un ferment porté par les vents d’ouest. &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;La Mythe n’était pas noir, ne dépassait pas &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;1 mètre 65, et, plus grave, ne chaussait pas du 45 mais dès que ses mains caressaient le doux et rond cuir, l’esprit des plus grands l’habitait. Magic Johnson pouvait trembler face à ses gestes agiles et ses passes à l’aveugle, les épaules de Dennis Rodman ne supportaient pas ses assauts plus d’un quart temps dans la raquette, il faisait pâlir Larry Bird à trois points et faisait chuter le pourcentage de Stockton si bas que celui-ci s’en allait rejoindre le banc, piteux, sans même un regard vers Malone. Bon, Jordan c’était une autre paire de manches et il fallait quand même qu’il déploie tout son génie pour le mettre en échec, mais il l’avait déjà battu plusieurs fois en un contre un avant que celui-ci ne reprenne la main durant le septième match .&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: lucida grande;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p  style="text-indent: 35.4pt; font-family: lucida grande; text-align: justify;font-family:lucida grande;" class="ecxMsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Ils étaient quelques uns à partager la même passion et passaient le plus clair de leur temps à s’envoyer&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;des Spalding ou des Wilson en travers de la tronche grâce à des blind-passes toujours plus farfelues. Certaines ne s’y étaient&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;pas trompées et chaque récréation voyait un attroupement singulier de jeunes donzelles piailler autour des deux terrains du « stade » qui résonnait des rebonds, bricks et insultes typiques de ce jeu. En plus d’avoir les deux mains occupées par le caoutchouc il fallait s’en ménager une troisième pour se replacer constamment la mèche et une quatrième pour s’essuyer le front qu’un mélange de sueur et de gel souillait. De toutes les amatrices de basketball, une se dégageait très nettement : Marie. &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;Marie,&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;troisième, que tous les cinquièmes convoitaient. En effet elle avait déjà étrenné les classes supérieures, en tous cas ce qu’il y &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;avait là haut de consommable&lt;u&gt; &lt;/u&gt;sans &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;prendre&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;de risque inconsidéré pour son hygiène intime,&lt;u&gt; &lt;/u&gt;rappelons en effet que&lt;u&gt; &lt;/u&gt;notre histoire se déroule dans des contrées fort reculées et que, de plus, à l’adolescence ils sont encore pléthores à considérer le savon comme une valeur bourgeoise et citadine. Elle était de celles qui avaient du goût, un goût certes étendu et peu regardant, mais qui était sûr car il faisait le choix de la mode. Julien était-il en vue ce mois d’octobre en semaine B grâce à l’achat d’un magnifique Booster ? Elle se montrait partout, du préhaut Nord à la vie scolaire, pendue à son bras. La semaine d’après voyait-elle le règne de Nasser arriver ? Qu’à cela ne tienne elle préparait un exposé sur la germination des pommes de terre avec l’élu Nasser vêtu de son incomparable coupe-vent Oxbow. Elle était libre, belle et conquérante là ou d’autres auraient simplement dit salope. La Mythe n’était pas de ceux qui jugeaient trop hâtivement et attendait son heure qui était d’ailleurs programmée, il le savait, pour le jour de son anniversaire. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: lucida grande;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p  style="text-indent: 35.4pt; font-family: lucida grande; text-align: justify;font-family:lucida grande;" class="ecxMsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;A ce stade de l’histoire il nous faut faire une courte pause pour expliquer l’accord tacite qui s’était installé cette année là entre l’équipe de basket de cinquième et Marie. Les origines de ce traité se perdent dans les obscures archives du collège Langevin mais le fait est que chacun des membres de l’équipe se voyait défloré par notre nouvelle héroïne lors du &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;jour commémoratif&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;de sa naissance. Ainsi le tic tac de l’horloge se mêlait aux crissements du parquet et ensemble ils égrainaient&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;doucement les heures qui séparaient La Mythe de ce qu’il se figurait être le paroxysme de son existence. Tout vient à qui sait attendre et il attendit d’autant mieux qu’il était sûr que ça viendrait : on ne brise pas si facilement une promesse collégienne. Ainsi le mois de mars vit débuter une nouvelle idylle derrière l’internat. « Tu veux sortir avec moi ? », moins d’une minute de tractation et l’affaire était dans le sac et la langue dans la bouche. O délices, jamais, jamais La mythe ne s’était douté que c’était cela un baiser. Quelque chose qui n’avait rien à voir avec un simple échange baveux et faisait s’ouvrir tous les sens comme une corolle et se dresser la bite comme... Bon, toujours était-il&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;qu’on ne lui avait donc pas menti, ni sur l’amour, ni sur Marie. Les deux avaient en commun ce côté humide, chaud et électrique qui te foutait direct dans un état vaseux que la plus chargée des douilles pouvaient à peine te procurer. C’était la Jamaïque, Kingstone allez simple, c’était le bayou Floridien qui avalait chacun de tes pas et ne te le rendait qu’après un savoureux bruit de succion, c’était l’ouragan Katrina qui te foutait la branlée du siècle comme à La Nouvelle Orléans . C’était la bouche de Marie qui t’aspirait le cerveau. La Mythe osait à peine penser à l’effet qu’elle provoquerait si elle s’approchait à moins d’une dizaine de centimètres de son sexe.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Ou plutôt si, il savait que cela entrainerait une éruption telle que cet instant verrait l’éradication pure et simple de tous les dinosaures qui vivaient dans son jogging Adidas Challenger rouge. Et pourtant il faudrait assurer. &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;Marie avait de l’expérience et attendait un homme, ce qu’il était à deux doigts et à une semaine d’être après tout. Il aurait douze ans samedi et devrait &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;se trouver en mesure de satisfaire une vraie femme, de deux ans son aînée. Il s’imposa donc un entrainement de tous les instants, regardant peu aux sacrifices à consentir.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Ses journées étaient ainsi rythmées par de très fréquents éjaculats et chaque seconde était consacrée au contrôle de l’excitation intense que provoquait chez lui Marie. Il se blindait et se vidait au maximum en prévision de ce jour qui changerait irrémédiablement sa vie.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: lucida grande;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p  style="text-indent: 35.4pt; font-family: lucida grande; text-align: justify;font-family:lucida grande;" class="ecxMsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Ce jour arriva. Samedi matin. Personne à la maison. Lui seul. Des draps propres. Un jogging Adidas Challenger neuf pour l’occasion acheté la veille à Sport 2000. Un jogging &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;couleur bleu roi qui claquait sévère. Un choix de préservatif si vaste qu’il aurait pu ouvrir le premier sex-shop de la région. Et Marie arriva en Ciao, trempée comme un lac. Il pleuvait des cordes ce samedi 7 mars 1993. Une serviette, pour éponger sa chevelure dégoulinante, merde elle était sale, bon tant pis, tout ne pouvait pas être parfait. Il était 9 heures, il lui restait plus au moins trois heures avant le retour du padre. Tout juste assez s’imaginait-il pour pouvoir satisfaire la putain céleste qui se présentait, certes aussi mouillée que la Dordogne en crue, mais digne et effrayante d’assurance pour ce qu’ils avaient à faire. On monta doucement l’escalier en colimaçon jusqu’au grenier, en chancelant à peine, bien qu’étroitement enlacés, collés par les lèvres. En cinquante-six mouvements experts elle fit tomber son jogging. Une demi-heure plus tard elle tirait toujours sur l’élastique de son caleçon. A ce stade de la matinée ils n’avaient guère échangé plus de deux ou trois paroles pour se saluer quand La Mythe cru bon de briser ce silence religieux pour prononcer cette phrase plus &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;qu’à propos : « bon, tu comptes me sucer un jour, ou bien ? ». Il est d’ailleurs dommage qu’on ne puisse ici rendre compte de l’accent qui rajouterait une empreinte réaliste à la scène. Toutefois, et pour ce faire, imaginez, ce qu’est pour vous le parler chantant de la campagne, et cela ira bien. Cette formule eut l’effet magique escompté, on ne lui avait pas menti au sujet de la Marie et de son tempérament brûlant : elle obtempéra sur le champ. Tout s’accéléra alors mais tant, que La Mythe dut décrocher la bouche de son sexe moins d’une minute après qu’elle y eut goûté pour ne pas trop vite venir. Le projet n’était pas simplement d’aller s’écraser au fond d’une gorge ou contre un quartet de molaires. La suite de l’opération fut extrêmement délicate et bien que préparée, ce ne fut pas ce que l’on put appeler une franche réussite. Une bonne heure et demie s’était déjà écoulée quand il arriva enfin à dégrafer le soutien-gorge Pro-Mode acheté par lot de six, il les avait vu en promotion la semaine passée au Leclerc route de Madrazès. Au moins ce laps de temps avait eu le mérite de calmer notre jeune étalon. Enfin, le slip en coton tomba. Et commença la vraie galère, qui lui parut durer une double éternité. Ses doigts sentaient bien quelque chose de mouillé et légèrement gluant qui ne semblait pas dépendre de la pluie mais ils n’osaient s’aventurer trop avant bien que Marie tendit son bassin. Ces tâtonnements ne changèrent finalement pas grand-chose à l’issue du combat : elle prit la chose en main et bientôt l’introduisit. Ce fut « un cri, un hurlement de bandit, la rébellion des frères de zèrmi donc trois fois plus de bruit ». Toute sa tête choqua comme s’il avait heurté un platane de plein fouet à 50 kilomètres heure sur un Chapi. Il fallait se reprendre, reprendre possession de la balle, rentrer dans la bouteille et shooter. &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;Maintenant il devait assurer. Il bougea, comme il savait qu’il devait bouger pour éviter la défense. Il bougea encore multipliant les gestes les plus fous, encore et encore. Un temps qui lui parut une éternité il garda la balle. Il bougea, encore une fois et demie et se laissa aller. Il prit le risque et tira en direction du panier. Le silence. Pas de standing-ovation. &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;Un regard rapide en direction du radio-réveil placé à côté du banc de touche où il lui semblait que toute son équipe le regardait d’un seul et même œil désabusé… A peine sept minutes s’étaient écoulées et le match ne pouvait reprendre. Il savait par avance que ce serait dur tant l’adversaire semblait adroit. Il avait cru être à la hauteur. Jusqu’à l’entrée sur le terrain il y avait cru. Lors de l’entre-deux il y croyait encore. Il avait pris la raclée du siècle.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3850003982562320421-6730212798941667857?l=abusloadoffaith.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/feeds/6730212798941667857/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/2011/01/de-lart-de-ne-point-faire-derreur.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3850003982562320421/posts/default/6730212798941667857'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3850003982562320421/posts/default/6730212798941667857'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/2011/01/de-lart-de-ne-point-faire-derreur.html' title='De l’art de ne point faire d’erreur. Première partie.'/><author><name>N.H.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13987322017219738506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3850003982562320421.post-1919318011593383250</id><published>2010-09-08T16:12:00.000-07:00</published><updated>2010-09-09T02:22:57.369-07:00</updated><title type='text'>Jaune/émeraude/turquoise/anthracite/indigo/mauve/ébène.</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:lucida grande;font-size:100%;"  &gt;Avant quand je ne vivais pas, je ne m’en souviens pas. Et J’ai rencontré un nouvel ami aujourd’hui. Il m’a tapé sur l’épaule. Et Je me sens plus fort. Je me sens plus proche de l’invincibilité. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=";font-family:lucida grande;font-size:100%;"  &gt;Aussi soudainement qu’un sourire, il y a toujours eu ce moment où les choses se précipitent. Avec beaucoup de couleurs. Bleu. Demain je serai léthargique. Je vais me faire avaler par le soir. Avec un alibi douteux. Je veux cette passion en 4 ou 7 lettres, 2 ou 3 syllabes. Épargnée par le vent. Comme la chanson. « Yesterday I was young / Today I’m hangovered ». La la la. Je veux le corps d’une femme, à bout portant. Doucement. Aimer doucement. Effrayant. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=";font-family:lucida grande;font-size:100%;"  &gt;J’accélère toujours les choses. Je me suis accéléré un jour de pluie et le lendemain assis sur une terrasse de café. Avec lui.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=";font-family:lucida grande;font-size:100%;"  &gt;Drame du quotidien = l’écume endormie à mes pieds + un immeuble qui grandit par effet de perspective + lui + les choses qui passent comme elles finissent toujours par le faire, avec des couches successives d’enlaidissement.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=";font-family:lucida grande;font-size:100%;"  &gt;Merde. Il a insisté pour que je revienne. Il me rattrape toujours et me fait flancher. Déjà usé par la façon avec laquelle il regardait les autres. Je pense que je devrais lui crever les yeux, en faire un martyr bas de gamme. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=";font-family:lucida grande;font-size:100%;"  &gt;Et comment est-il possible qu’un aveugle puisse sourire ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=";font-family:lucida grande;font-size:100%;"  &gt;C’était comme ce rêve.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=";font-family:lucida grande;font-size:100%;"  &gt;Plage de nostalgie. Irritations chromatiques. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=";font-family:lucida grande;font-size:100%;"  &gt;Il y a des visages qui traînent par terre : é-vi-ter de leur marcher dessus. Mes yeux laissent des empreintes sur le sable, peut-être quatre. Bilan : j’ai du sable plein les yeux. Ce n’est pas drôle.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=";font-family:lucida grande;font-size:100%;"  &gt;Il y a des égarements : je marchais là, dans l’eau, ou plutôt : SUR l’eau. Aujourd’hui je me suis perdu dans les travers de la gravité.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=";font-family:lucida grande;font-size:100%;"  &gt;Il y a des  écrasements : l’eau écrase la matière. C’est aliénant. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=";font-family:lucida grande;font-size:100%;"  &gt;Il y a des asymptotes : A quel moment sait-on qu’on n’est rien d’autre qu’une asymptote ? Un chemin tracé, un idéal à atteindre, un idéal rouge. Oui voilà, rouge. Rouge. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=";font-family:lucida grande;font-size:100%;"  &gt;?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=";font-family:lucida grande;font-size:100%;"  &gt;Je récapitule :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=";font-family:lucida grande;font-size:100%;"  &gt;Le flux coloré, c’est moi&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=";font-family:lucida grande;font-size:100%;"  &gt;La Rancœur de l’infini, c’est l’autre, lui. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=";font-family:lucida grande;font-size:100%;"  &gt;À gauche mon pied se tord dans l’indifférence atmosphérique générale. La rumeur enfle. La rumeur gauche de l’infini, un grondement sourd. Il arrive en portant un silence très gauche. Et là, involution sonore. D’où, ce qui est problématique, c’est l’éclat de ce silence. Ou alors l’infini n’existe pas. Enfin, il n’existe que pour me faire peur.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=";font-family:lucida grande;font-size:100%;"  &gt;Et puis :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=";font-family:lucida grande;font-size:100%;"  &gt;La couleur s’est allégée. Crispée. Son ressort lyrique s’est affadi. Je dis jaune/émeraude/turquoise/anthracite/indigo/mauve/ébène, mais ce n’est plus jaune/émeraude/turquoise/anthracite/indigo/mauve/ébène c’est juste que j’ai été conditionné pour dire cela. Comme quand j’ai été conditionné par :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=";font-family:lucida grande;font-size:100%;"  &gt;1- l’Histoire :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=";font-family:lucida grande;font-size:100%;"  &gt;J’ai connu l’inflammation, calor, rubor, tumor, dolor, bref. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=";font-family:lucida grande;font-size:100%;"  &gt;Et&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=";font-family:lucida grande;font-size:100%;"  &gt;2- l’Anecdote&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=";font-family:lucida grande;font-size:100%;"  &gt;Sa tête a gonflé et elle a explosé. J’ai trébuché sur son corps inerte un peu pourri. Quand je l’ai enterrée, le monde avait disparu. Il ne restait plus que moi et le bruit de mes pas qui résonnait sur l’eau.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=";font-family:lucida grande;font-size:100%;"  &gt;Donc, elle m’a poursuivi dans cette histoire. Sans me rattraper. C’est étrange comme tout me paraît maintenant ou opaque ou flou.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=";font-family:lucida grande;font-size:100%;"  &gt;— Ça a débuté plus ou moins comme ça :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=";font-family:lucida grande;font-size:100%;"  &gt;Je me suis retourné vers elle et je lui ai souri. Je me suis précipité en arrière pour éviter son souffle, et une fois rassuré, j’ai bondi vers son cou. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=";font-family:lucida grande;font-size:100%;"  &gt;— Et vous l’avez étranglée? &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=";font-family:lucida grande;font-size:100%;"  &gt;— Je l’étrangle comme je vous étrangle, j’exclus toute autre possibilité. Non je ne l’ai pas étranglée. Ou alors j’étais de dos :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=";font-family:lucida grande;font-size:100%;"  &gt;Soudainement je me suis levé et j’ai couru. Je cours à présent. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=";font-family:lucida grande;font-size:100%;"  &gt;— Courir vous rend-il vivant ? &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=";font-family:lucida grande;font-size:100%;"  &gt;— Peut-être alors que je ne cours plus. Mais c’est bien involontaire, parce qu’en me coupant le pouce, j’ai vu du sang couler.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=";font-family:lucida grande;font-size:100%;"  &gt;— N’essayez pas de ruser.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=";font-family:lucida grande;font-size:100%;"  &gt;— Non :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=";font-family:lucida grande;font-size:100%;"  &gt;Je suis parti. Il y a un bruit de camion  dehors. Une voiture qui fait vibrer la chaussée. Une horloge qui n’en finit pas de tictaquer. Tic, Tac, etc. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=";font-family:lucida grande;font-size:100%;"  &gt;— Dehors ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=";font-family:lucida grande;font-size:100%;"  &gt;— Oui, comme une évidence poétique, je me tenais loin des heurts et des passions :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=";font-family:lucida grande;font-size:100%;"  &gt; Et lui, Il s’est assis vraiment sans gloire, l’assassin du banal, écrasé par sa fatuité.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=";font-family:lucida grande;font-size:100%;"  &gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Clement Douala-Diboti Quenum&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3850003982562320421-1919318011593383250?l=abusloadoffaith.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/feeds/1919318011593383250/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/2010/09/jauneemeraudeturquoiseanthraciteindigom.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3850003982562320421/posts/default/1919318011593383250'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3850003982562320421/posts/default/1919318011593383250'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/2010/09/jauneemeraudeturquoiseanthraciteindigom.html' title='Jaune/émeraude/turquoise/anthracite/indigo/mauve/ébène.'/><author><name>N.H.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13987322017219738506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3850003982562320421.post-6129725214596405372</id><published>2010-05-31T14:10:00.000-07:00</published><updated>2010-05-31T14:23:21.883-07:00</updated><title type='text'>Simulation de vol.</title><content type='html'>&lt;span style=";font-family:lucida grande;font-size:100%;"  &gt;Des corps calcinés.&lt;br /&gt;Des corps emmaillotés dans du papier.Un papier fin et gondolé.&lt;br /&gt;Des canes de cristal pour se laisser porter humblement, des canes de cristal pour continuer l'action d'avancer. Doucement.&lt;br /&gt;Des images lointaines, instables et brumeuses de cendres grises et claires.&lt;br /&gt;L'horizon est tout juste là, on l'aperçoit légèrement, en se mettant lentement sur la pointe des pieds. L'effacement des belles choses, des belles actions, et maintenant cette présence bloc-béton, on ne sait pourquoi, des dialogues à bouches soigneusement ligotées.&lt;br /&gt;Vient alors ce vide, qui ne devrait pas être là, à ce moment précis.&lt;br /&gt;Des mains liées par des fils de verre translucides, un courant passe énergiquement à l'intérieur de ce fil de cristal, comme le sang abondant qui gesticule dans nos veines.&lt;br /&gt;Des mains liées. Des yeux qui essayent paisiblement de se fermer naturellement, mais c'est encore impossible. Faux aveugle errant, dans les rues de cette ville que j'aime, en plein jour, et la nuit n'est pas disposée à se présenter. Mes yeux et le temps.&lt;br /&gt;Des amoncellements d'images belles et rapides viennent.&lt;br /&gt;Puis, s'effacent, pour en céder la place à d'autres.&lt;br /&gt;Les yeux et le présent.&lt;br /&gt;Une satisfaction nouvelle qui éveille de nouveaux sens  et de nouvelles attractions.&lt;br /&gt;Des bouches ligotées. De petits sons en sortent, des mensonges.&lt;br /&gt;Un animal gaillard passe, le dos vouté, oeil furtif mais bien ouvert.&lt;br /&gt;Il n'a pas l'air très commode, il n'a aucune notion du temps ni de l'espace. Mais il ne fait que passer. Je le regarde abattue.&lt;br /&gt;Malgré la banalité formelle d'une situation, malgré ces foutus pièges à loups inquiétants, disposés, ça et là au travers de mon minuscule poitrail.&lt;br /&gt;En partant de mes seins, une chaîne épaisse les relie à mes poumons, mon coeur puis mon estomac. Tout est soigneusement installé pour une durée que je détermine. Mes yeux et le présent.&lt;br /&gt;Cet effacement brutal des "choses" qui se greffe aux viscères.&lt;br /&gt;De belles fleurs, je ne connais pas la variété. Les combats incessants encore, d'encore d'autres batailles mentales.&lt;br /&gt;Un chat qui croise mon regard, inquiet. Les envies d'explosion qui ne se produiront pas... Les mains liées et la bouche scellée comme un coffre fort.&lt;br /&gt;Il me reste mes pieds, je dessine avec, l'avancée féconde du vrai sentiment. Il me faut de nouveaux crayons.&lt;br /&gt;Entendre une image de la violence, et la détourner en une explosion de confettis et de fleurs en papier, comme dans un bal de village.&lt;br /&gt;Un espace clos. Dérober à chaque recoin des soupçons de bonheur, dissimuler dans les objets.&lt;br /&gt;Je désespère des envols simulés, tout en croyant à l'idéal d'un doux quotidien Formica.&lt;br /&gt;Je suis à moitié à poil dans un aéroport, j'ai ma fille dans les bras, tout va bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C.L.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3850003982562320421-6129725214596405372?l=abusloadoffaith.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/feeds/6129725214596405372/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/2010/05/simulation-de-vol.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3850003982562320421/posts/default/6129725214596405372'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3850003982562320421/posts/default/6129725214596405372'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/2010/05/simulation-de-vol.html' title='Simulation de vol.'/><author><name>N.H.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13987322017219738506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3850003982562320421.post-2112354096279544148</id><published>2010-05-24T10:21:00.000-07:00</published><updated>2010-05-24T10:44:40.355-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='bobo la tête'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='psychologie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Clairwill'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='tronche de cul'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Noirceuil'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Franlo'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='barbu'/><title type='text'>Le psychologue était barbu.</title><content type='html'>&lt;span style="font-family: lucida grande;font-size:100%;" &gt;    Alors commença le calvaire. Après avoir renié ses origines animales au profit de rêves sodomites et avoir finalement rallié l'équipe de haute voltige mentale des bobos-la-tête dans la catégorie des moins de dix ans, la licence y était gratuite mais les troisième mi-temps peu nombreuses, on l'obligea à voir l'homme à barbe au moins deux fois par semaine. Cette lourde sanction lui fit conclure que le mot "bite" possédait des vertus maléfiques qu'il ne fallait pas prendre à la légère, n'en déplaise à François, Alphonse, Donatien, Justine, Juliette, Emmanuelle, O et tous les autres. C'était d'ailleurs sans doute pourquoi il existait tant de synonymes qu'employaient avec une virtuosité sans égale les professeurs du grenier. Ces derniers distribuaient ça et là nombre vîts, mas, pieux, verges auxquels venaient s'ajouter les plus modernes mais non moins charmants queues, noeuds, sgeggs. Mais ce mot là, "bite", avait amarré à son port ce curieux et puant petit bonhomme qui portait un pull en laine mohair en lieu et place de menton et affichait en toute circonstance un regard à ce point humide qu'on eût dit que la Bretagne éternelle venait s'y incarner. Sa bouche disparaissait tant dans cette toison immonde que  les poils paraissait parfois être doués de parole. La mythe se demandait constamment à quoi servait, quand on avait une tronche de cul, d'y ajouter du poil. Ce qu'il formula à haute voix lors de sa première "séance" lorsque le psy évoqua le fait que, peut-être, sa mère lui manquait.&lt;br /&gt;    Il avait l'art et la manière de ne poser que des questions dont il croyait être sûr de connaître déjà les réponses, et pour cela, La Mythe ne répondait que par des passages appris la veille par coeur, dans le grenier, à la lumière de la lampe torche. Cette année là il fut donc tour à tour le fils de la femelle du requin, un plombier dont la simple vision du bleu troublait à un point indécent un large panel représentatif de la gent féminine, Franlo, Noirceuil, Clairwill... Il parlait par la bouche de Diana pour répondre à son psychologue:&lt;br /&gt;    -Je sais que tu as des problèmes de constipation depuis un certain temps... Peut-être y-a-t-il des choses que tu veux garder pour toi? Qui n'arrivent pas à sortir?&lt;br /&gt;    -Ah oui... le cul. Et le cul ma belle reine et le cul?... C'est qu'il est bien recherché en Italie! Vous gagnerez plus d'argent avec votre cul en un mois si vous le prétez qu'en un an si vous ne présentez que le con. P't'être tu f'ras fortune là bas m'sieur...&lt;br /&gt;    Mais ce connard en plus d'être inculte semblait être bien être réfractaire à la magnifique noirceur de ces déclamations. Si bien que La Mythe, si ce jeu le délassait quelque peu du morne quotidien d'un élève de cours préparatoire, ne faisait qu'aggraver son cas aux yeux, mouillés, du très compatissant barbu. Celui-ci l'observait tapis dans le réduis de la photocopieuse qui lui servait aussi de bureau temporaire alors que La Mythe parlait aux platanes de la cour avant de se jeter dans une partie football histoire de faire voler deux ou trois chevilles sans même se préoccuper du ballon. L'expérience du réel était pour lui simple et totale, elle incluait des instants suffocants de beauté et de violence qui éclipsaient en un clin d'oeil tout ce que l'existence avait de routinier. La Mythe partait donc à la chasse à l'instant et n'acceptait en aucun cas de rentrer bredouille. Lorsque le quotidien devenait trop plat, il partait asticoter un grand jusqu'à le pousser dans ses retranchements et déclencher une bagarre de gamins, ça mettait du volume et on en ressortait avec quelques bosses qui somme toute contentaient tout le monde, même ceux qui rentraient en classe en chimourlant.&lt;br /&gt;    Il sut cependant s'arrêter juste à temps, alors que le barbu avait référer de son cas à de plus hautes sphères dans le complexe organigramme de la confrérie du poil. Un nouveau psychologue, plus expert d'on ne sait quoi que le premier se présenta, pour aider son collègue et surtout le jeune garçon. Il arborait lui aussi une pilosité faciale étonnante, semblable à un langue disproportionnée dont les extrémités se seraient divisées en d'infectes et nombreuses tentacules. La Mythe ne pouvait que se demander si cette discipline obligeait ses pratiquants mâles à développer leur système pileux: ce ne pouvait en aucun cas être une maladie de métier puisque Me Labat avait représenté pour lui tout ce qui était de plus glabre dans la création... A moins que... Plus bas... Elle aussi... Cette idée le glaça d'effroi et il se jura d'un jour la délivrer de ce joug infernal.&lt;br /&gt;    Le Haut-barbu arriva donc un samedi matin à l'école et on vint arracher La Mythe aux douces ondes de son radiateur qui le maintenaient dans l'état qu'il préférait en classe: lascif comme s'il eût été entouré des mille vierges. A celui là il semblait qu'on ne pouvait pas la lui faire à l'envers alors La Mythe décida de lui faire à l'endroit pour ridiculiser le sous-barbu. Il dit ce qu'on attendait qu'il dise depuis des mois: qu'il faisait l'intéressant pour qu'on le remarque en disant des sottises et en mordant des gens parce qu'il n'avait jamais connu sa mère et qu'il lui manquait quelque chose dans ce trop vaste monde, quelque chose qu'il ne pourrait jamais connaître et qui lui faisait mal, très mal. Bref, un vulgaire mélange entre l'histoire à Bambi et le lot de conneries que le sous-barbu lui avait suggéré. Il servit tout cela sur un plateau d'argent à Grand barbu, si bien qu'il y avait même un service en argent et un verre en cristal pour accompagner la tambouille. L'histoire passa comme papa dans maman et comme le tonnerre divin sur la tête du sous-barbu que l'on prit immédiatement pour un incompétent et que l'on vida manu militari de l'école  pour n'avoir pas su percer une si tendre coquille et avoir dérangé un expert de l'esprit humain plus éminent que lui pour si peu.&lt;br /&gt;    Le principal problème des humanistes larmoyants a toujours été de mésestimer la puissance du mal ordinaire. Qu'est ce que la bonté face à la cruauté? Que vaut la motivation des vertus face aux gratuités du vice? Quel amusement retire t-on de la recherche d'une vérité une et indivisible quand le mensonge a tant de visages changeants et rieurs? Faut-il une explication à tout? La plupart des adultes semblaient le croire alors même qu'ils obéissaient si volontairement aux lois de l'absurdité, se ruant sur le moindre particularisme comme la vérole sur le cul d'un tapin pour finalement le pendre au pylône ou le noyer dans le troupeau. La vérité ne résidait que dans l'acte et l'imagination pour La Mythe. Et encore uniquement dans ses propres actes et sa propre imagination qui, il en était certain, étaient la latitude et la longitude de la terre du verbe éternel. Pas de mégalomanie qui tienne. Il était roi en son monde et les murailles tenaient bon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;font-size:100%;" &gt;&lt;a href="http://s125.photobucket.com/albums/p79/marechal_h/?action=view&amp;amp;current=freud_femme.jpg" target="_blank"&gt;&lt;img src="http://i125.photobucket.com/albums/p79/marechal_h/freud_femme.jpg" border="0" alt="Photobucket" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;font-size:100%;" &gt;&lt;br /&gt;S.L.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3850003982562320421-2112354096279544148?l=abusloadoffaith.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/feeds/2112354096279544148/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/2010/05/le-psychologue-etait-barbu.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3850003982562320421/posts/default/2112354096279544148'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3850003982562320421/posts/default/2112354096279544148'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/2010/05/le-psychologue-etait-barbu.html' title='Le psychologue était barbu.'/><author><name>N.H.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13987322017219738506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3850003982562320421.post-4684538493547147077</id><published>2010-03-15T11:58:00.000-07:00</published><updated>2011-02-16T15:53:33.708-08:00</updated><title type='text'>L'apocalypse de la gare St jean.</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'lucida grande',serif;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;object type="application/x-shockwave-flash" wmode="transparent" data="http://www.bu2z.com/embed/glissement-terrain-italie" height="380" width="640"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.bu2z.com/embed/glissement-terrain-italie"&gt;&lt;param name="wmode" value="transparent"&gt;&lt;/object&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes à Bordeaux. Ce soir c'est la fête du fleuve. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Il y a plein de bateaux amarrés le long des quais. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Le plus spectaculaire est un immense trois mâts dont les marins mexicains vont pouvoir, pour son plus grand bonheur, se mêler à la foule. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Je viens d'obtenir haut la main ma licence d'art du spectacle. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Je ne tient pas particulièrement à fêter le fleuve, ni même à rencontrer des milliers de gens mais il fait beau, et avec les autres on avait pas mieux à faire. Le petit plus c'est qu'Eric a pu avoir quelques tazs. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Avec tout ce monde et le beau temps qui s'installe, la soirée pourrait nous réserver quelques belles surprises. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;En attendant de taper, on va se caler sur un banc histoire descendre le mel' Jack Da'/Coca d'Olivier. Entre les familles en balades et les flics municipaux, quelques culs nous occuperont les yeux. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Il y a une grosse heure que la nuit est tombée, on est en rade de clopes et Olivier est introuvable. Les tazs commencent à monter, il faut faire quelque chose. Après un vote à main levée, l'urgence démocratique est attribuée au ravitaillement en tiges. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Tout devient flou; c'est cool. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Il faut choper un tram; à la gare y a encore des tabacs ouverts.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Chaque chose perçue se transforme immédiatement.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Je suis une chauve-souris, l'émission réception d'un signal genre wifi ou bluetooth dirige chacun de mes mouvements dans l'espace. Le traitement de l'information se fait, comme j'ai cru le comprendre, grâce à un élément ontologique de mon être profond.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Une sensation diffuse parcourt ma chair et mes os, elle me comble d'une sérénité joyeuse. Comme si j'avait réussi, comme si nous avions définitivement gagné. La troisième mi-temps à tout jamais.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Je ne suis pas seul, nous sommes heureux, TOUS.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;En pleine extase, un doute s'empare de moi.&lt;br /&gt;Il m'apparaît comme probable que mon corps explose.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Ça arrive.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Je me scinde en une multitude de particules; lentement.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Ces doux éclats se mettent à fondre, pas comme le chocolat sous l'effet de la chaleur. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;C'est plutôt comme si les eaux boueuses du fleuves étaient pourvues d'un pouvoir dissolvant, comme de l'acide. Comme si elles entraient dans une crue formidable. Elles envahissent la ville et les rues et les immeubles se dissolvent en elles. Comme Arnold Schwarzenneger dans l'aciérie à la fin de Terminator 2 et c'est la seule image qui me vient alors que tout ce que contiennent les immeubles, les gens et moi même; alors que tout se mêle et s'ajoute aux limons charriés par ce fleuve dans lequel je n'ai jamais osé me baigner.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;J'aimerais pleurer de rage ou de désarroi. Mais il est trop tard, tout coule, mes larmes, celles de ma mère, la merde d'Eric, la pisse d'Olivier, le mug Philippe Starck d'Annabelle même le tramway, plus rien n'est différent des limons du fleuve.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;N.H.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3850003982562320421-4684538493547147077?l=abusloadoffaith.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/feeds/4684538493547147077/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/2010/03/lapocalypse-de-la-gare-st-jean.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3850003982562320421/posts/default/4684538493547147077'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3850003982562320421/posts/default/4684538493547147077'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/2010/03/lapocalypse-de-la-gare-st-jean.html' title='L&apos;apocalypse de la gare St jean.'/><author><name>N.H.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13987322017219738506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3850003982562320421.post-5249129644637352753</id><published>2010-03-04T05:14:00.000-08:00</published><updated>2010-03-04T05:41:06.128-08:00</updated><title type='text'>FLORENCE OGAWA / ROBERT HAYDEN.</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;FLORENCE OGAWA  (born 1947): &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;&lt;a href="http://s125.photobucket.com/albums/p79/marechal_h/?action=view&amp;amp;current=Image4.png" target="_blank"&gt;&lt;img src="http://i125.photobucket.com/albums/p79/marechal_h/Image4.png" border="0" alt="Photobucket" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Twenty-Year Marriage&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;you keep me waiting in a truck&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;with its one good wheel stuck in a ditch&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;while you piss against the south side of a tree.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Hurry. I've got nothing on under my skirt tonight.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;That still excites you, but this pickup has no windows&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;and the seat,one fake leather thigh,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;pressed close to mine is cold.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;i'm the same shape, size, make as twenty years ago&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;but get inside me, start the engine;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;you'll have the strength, the will to move.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;I'll pull, you push, we'll tear each other in half.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Come on, baby, lay me down on my back.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Pretend you don't owe me a thing&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;and maybe we'll roll out of here,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;leaving the past stacked up behind us;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;old newspapers nobody's ever goping to read again.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;The Anniversary&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;you raise the ax&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;the block of wood screams in half,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;while i lift the sack of flour&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;and carry it into the house.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;I'm not afraid of the blade &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;you've just pointed at my head.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;If i were dead, you could take the boy,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;hunt, kiss gnats, instead of my moist lips.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Take it easy, squabs are roasting,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;corn, still in husks, crackles,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;as the boy dances around the table:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;old guest at a wedding party for two sad faced clowns,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;who together, never won around of anything but hard &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;times.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;come in, sheets are clean,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;fall down on me for one more year&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;and we can blast another hole ourselves without&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;a sound.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Woman to Man&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Lightning hits the roof,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;shoves the knife, darkness,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;deep in the walls.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;They bleed light all over us&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;and you face, the fan, folds up,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;so i won't see how afraid &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;to be with me you are.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;We don't mix, even in bed,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;where we keep ending up.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;There's no need to hide it:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;you're snow, i'm coal,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;I've got the scars to prove it.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;But open your mouth,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;I'll give you a taste of black&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;you won't forget.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;For a while, i'll let it make you strong,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;make your heart lion,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;then i'll take it back.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;ROBERT HAYDEN (4 August 1913 – 25 February 1980)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;&lt;a href="http://s125.photobucket.com/albums/p79/marechal_h/?action=view&amp;amp;current=Robert_Hayden.jpg" target="_blank"&gt;&lt;img src="http://i125.photobucket.com/albums/p79/marechal_h/Robert_Hayden.jpg" border="0" alt="Photobucket" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Those Winter Sundays&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Sundays too my father got up early&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;and put his clothes on in the blueblack cold,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;the with cracked hands that ached &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;from labour in the weekday weather made&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;banked fires blaze.No one ever thanked him.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;I'd wake and hear the cold splintering, breaking.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;When the rooms were warm, he'd call,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;and slowly i would rise and dress,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;fearing the chronic angers of that house,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Speaking indifferently to him&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;who had driven out the cold &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;and polished my good shoes as well.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;What did i know, what did i know&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;of love's austere and lonely offices?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;O.S.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3850003982562320421-5249129644637352753?l=abusloadoffaith.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/feeds/5249129644637352753/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/2010/03/florence-ogawa-robert-hayden.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3850003982562320421/posts/default/5249129644637352753'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3850003982562320421/posts/default/5249129644637352753'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/2010/03/florence-ogawa-robert-hayden.html' title='FLORENCE OGAWA / ROBERT HAYDEN.'/><author><name>N.H.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13987322017219738506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3850003982562320421.post-6488522821990194533</id><published>2010-02-14T13:23:00.000-08:00</published><updated>2010-02-14T13:29:08.058-08:00</updated><title type='text'>Skip Sempé joue "La marche des Scythes" de Pancrace de Royer.</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;object height="265" width="320"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/mDKS1WM07_U&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;fs=1&amp;amp;rel=0"&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/mDKS1WM07_U&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;fs=1&amp;amp;rel=0" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" height="265" width="320"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3850003982562320421-6488522821990194533?l=abusloadoffaith.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/feeds/6488522821990194533/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/2010/02/skip-sempe-joue-la-marche-des-scythes.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3850003982562320421/posts/default/6488522821990194533'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3850003982562320421/posts/default/6488522821990194533'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/2010/02/skip-sempe-joue-la-marche-des-scythes.html' title='Skip Sempé joue &quot;La marche des Scythes&quot; de Pancrace de Royer.'/><author><name>N.H.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13987322017219738506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3850003982562320421.post-1700224872879709379</id><published>2010-01-28T09:18:00.000-08:00</published><updated>2010-01-29T03:13:43.995-08:00</updated><title type='text'>Mort et survivance du modèle, une fausse bonne idée ontologique de la photographie.</title><content type='html'>&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;Tous ces jeunes photographes qui s’agitent dans le monde, se vouant à la capture de l’actualité, ne savent pas qu’ils sont des agents de la Mort. C’est la façon dont notre temps assume la Mort: sous l’alibi dénégateur de l’éperdument vivant, dont le Photographe est en quelque sorte le professionnel. Car la Photographie, historiquement, doit avoir quelque rapport avec la «crise de mort», qui commence dans la seconde moitié du XIXeme siècle; et je préférerais pour ma part qu’au lieu de replacer sans cesse l’avènement de la photographie dans son contexte social et économique, on s’interrogeât aussi sur le lien anthropologique de la Mort et de la nouvelle image. Car la Mort dans une société, il faut bien qu’elle soit quelque part; si elle n’est plus (ou moins) dans le religieux, elle doit être ailleurs: peut être dans cette image qui produit la Mort en voulant conserver la Vie. Contemporaine du recul des rites, la Photographie correspondrait peut être à l’intrusion dans notre société moderne, d’une Mort asymbolique, hors religion, hors rituel, sorte de plongée brusque dans la Mort littérale. La Vie/la Mort: le paradigme se réduit à un simple déclic, celui qui sépare la pose initiale du papier final.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'lucida grande';"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style=" ;font-family:Georgia;"&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Roland Barthes, &lt;span style="font-style: italic; "&gt;La chambre claire, note sur la photographie&lt;/span&gt;:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;&lt;a href="http://s125.photobucket.com/albums/p79/marechal_h/?action=view&amp;amp;current=bayard.jpg" target="_blank"&gt;&lt;img src="http://i125.photobucket.com/albums/p79/marechal_h/bayard.jpg" alt="Photobucket" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;&lt;div&gt;Hippolyte Bayard, &lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;Autoportrait en noyé&lt;/span&gt;.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;J'aimerais parler ici de l'idée qui voudrait que la photographie entretienne avec son modèle un rapport magique touchant à la vie et à la mort et qui semble tenir de l'idée/fantasme de la photographie comme représentation parfaite et parfaitement objective de son sujet. Cette idée, qui survit sournoisement dans le packshot, le portrait d'identité ou la carte postale, adhère à l’image réaliste produite mécaniquement aussi bien que l’idée inverse qui voudrait qu’une œuvre photographique ne puisse absolument pas être une construction ex nihilo, un pur objet de pensée.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Il me semble qu'elle fut formulée très précisément par Roland Barthes, c’est pourquoi j’utilise cet extrait de sa Chambre Claire. C’est l’idée que la photographie est «cette image qui produit la Mort en voulant conserver la Vie». Pour Barthes, «produire la mort» est la condition sine qua non du «ça a été». En effet, la photographie prélève une image dans le réel dont on comprends dès lors qu’il ne se fonde que sur le déroulement continu du temps: tout objet sujet d’une photographie n’existe plus, en tout cas pas dans l’état dans lequel il était au moment du déclenchement. Mais le «ça a été» n’en reste pas moins une erreur, le sujet photographié n’est pas mort, ayant transféré son énergie vitale comme par magie à la surface sur laquelle s’est imprimée un «extrait» de son existence lumineuse. Pas plus que le sujet ne persiste à vivre dans ou à travers la photographie.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Le problème de la photographie de souvenir est qu’elle est une faiblesse, ou une flemme de l’esprit. Croire que la photographie n’est pas absolument autre chose que du «ça a été» Barthésien, c’est croire que celui-ci retrouve sa mère défunte dans la photographie qu’il refuse de montrer dans La chambre claire.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Mais s’il n’y a aucun «ça a été» dans la photographie, celle-ci peut, pour autant, prendre toutes les caractéristiques d’une madeleine. Ainsi, soumettant au regard une inflexion du corps, une lumière connues, un paysage ou même un style propre à des images vues dans le passé, peut projeter une imagination nostalgique dans des rêves de passé.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Ainsi, la photographie a été longtemps vulgarisée par une soi disant adhérence d’ordre physique à son sujet. Pourtant, une image marquante de ses débuts peut renvoyer à une interprétation bien plus intéressante de celle-ci.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Hippolyte Bayard, «inventeur et artiste» retiendra Wikipédia est en effet l’un des «pionniers» de l’image photographique. Il crée en 1839/1840 un procédé photographique de positif direct, concurrencé et battu si l’on peut dire par le daguerréotype. Vexé mais drôle, il commettra la première mise en scène de l’histoire de la photographie au dos de laquelle il écrira:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;&lt;br /&gt;«Le cadavre du Monsieur que vous voyez ci-derrière est celui de M. Bayard, inventeur du procédé dont vous venez de voir ou dont vous allez voir les merveilleux résultats. À ma connaissance, il y a à peu près trois ans que cet ingénieux et infatigable chercheur s’occupait de perfectionner son invention.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Académie, le Roi et tous ceux qui ont vu ces dessins que lui trouvait imparfaits&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;les ont admirés comme vous les admirez en ce moment. Cela lui fait beaucoup d’honneur et ne lui a pas valu un liard. Le gouvernement qui avait beaucoup trop donné à M. Daguerre a dit ne rien pouvoir faire pour M. Bayard et le malheureux s’est noyé. Oh! Instabilité des choses humaines! Les artistes, les savants, les journaux se sont occupés de lui depuis longtemps et aujourd’hui qu’il y a plusieurs jours qu’il est exposé à la morgue personne ne l’a encore reconnu ni réclamé. Messieurs et Dames, passons à d’autres, de crainte que votre odorat ne soit affecté, car la figure du Monsieur et ses mains commencent à pourrir comme vous pouvez le remarquer.»&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;&lt;br /&gt;Au delà de l’aspect «poilade» de cette image, d’autres qualités sont observables, notamment les détails de l’image grossièrement soulignés dans le texte. Le canular qui s’appuie sur la photographie met en exergue de façon évidente sa capacité à tromper, c’est à dire à donner à l’imagination un autre grain à moudre que celui utilisé pour sa réalisation. L’image utilise certains éléments et l’esprit y voit autre chose.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Ainsi, la photographie plutôt que de faire mourir son sujet («ça a été») se l’approprie, ça devient.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;N.H.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3850003982562320421-1700224872879709379?l=abusloadoffaith.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/feeds/1700224872879709379/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/2010/01/roland-barthes-la-chambre-claire-note.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3850003982562320421/posts/default/1700224872879709379'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3850003982562320421/posts/default/1700224872879709379'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/2010/01/roland-barthes-la-chambre-claire-note.html' title='Mort et survivance du modèle, une fausse bonne idée ontologique de la photographie.'/><author><name>N.H.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13987322017219738506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3850003982562320421.post-4137835144112080824</id><published>2010-01-28T09:01:00.000-08:00</published><updated>2010-01-28T09:47:32.459-08:00</updated><title type='text'>Pavel Lounguine: TSAR.</title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;object height="368" width="480"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/xbthj4&amp;amp;related=0"&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;param name="allowScriptAccess" value="always"&gt;&lt;embed src="http://www.dailymotion.com/swf/xbthj4&amp;amp;related=0" type="application/x-shockwave-flash" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always" height="368" width="480"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;span style=";font-family:lucida grande;font-size:100%;"  &gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="text-decoration: underline;font-family:lucida grande;" &gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;"En tant qu'homme, je ne suis qu'un pauvre pêcheur mais en tant que tsar je suis juste" &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;N.H.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3850003982562320421-4137835144112080824?l=abusloadoffaith.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/feeds/4137835144112080824/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/2010/01/pavel-louguine-tsar.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3850003982562320421/posts/default/4137835144112080824'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3850003982562320421/posts/default/4137835144112080824'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/2010/01/pavel-louguine-tsar.html' title='Pavel Lounguine: TSAR.'/><author><name>N.H.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13987322017219738506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3850003982562320421.post-6725258056024276333</id><published>2010-01-21T07:08:00.000-08:00</published><updated>2010-01-21T10:59:54.739-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Philippe Muray'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Louis Ferdinand Céline'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Patrick Neu'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Jacques Rancière'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Eric Poitevin.'/><title type='text'>"Tout en bas de la vie".</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;&lt;div&gt;&lt;object width="480" height="260"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/x2ux5c&amp;amp;related=0"&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;param name="allowScriptAccess" value="always"&gt;&lt;embed src="http://www.dailymotion.com/swf/x2ux5c&amp;amp;related=0" type="application/x-shockwave-flash" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always" width="480" height="260"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Bertrand Blier, Buffet Froid.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;---&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;Louis-Ferdinand Céline, Voyage au bout de la nuit.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Et je restais, devant Léon, pour compatir, et jamais j’avais été aussi géné. J’y arrivais pas... Il en bavait... Il devait chercher un autre Ferdinand, bien plus grand que moi, bien sûr, pour mourir, pour l’aider à mourir plutôt, plus doucement. Il faisait des efforts pour se rendre compte si des fois le monde aurait pas fait des progrès. Il faisait l’inventaire, le grand malheureux, dans sa conscience... S’ils avaient pas changé un peu les hommes, en mieux, pendant qu’il avait vécu lui, s’il avait pas des fois été injuste envers eux... Mais il n’y avait que moi, bien moi, moi tout seul, un Ferdinand bien veritable auquel il manquait ce qui ferait un homme plus grand que sa simple vie, l’amour de la vie des autres. De ça j’en avait pas, ou vraiment si peu que c’était pas la peine de le montrer. J’étais pas grand comme la mort moi. J’était bien plus petit. J’avais pas la grande idée humaine moi. J’aurais même je crois senti plus facilement du sentiment pour un chien en train de crever que pour lui Robinson, parce qu’un chien c’est pas malin, tandis que lui il était un peu malin magrès tout Léon. Moi aussi j’étais malin, on était des malins... Tout le reste était parti au cours de la route et ces grimaces mêmes qui peuvent servir auprès de mourrants, je les avaient perdues, j’avais tout perdu décidément au cours de la route, je ne retrouvais rien de ce qu’on a besoin pour crever, rien que des malices. Mon setiment c’était comme une maison où on ne va qu’aux vacances, c’est à peine habitable. Et puis aussi c’est exigeant un agonique. Agoniser ne suffit pas. Il faut jouir en même temps qu’on crève, avec les derniers hoquets faut jouir encore, tout en bas de la vie, avec de l’urée pleins les artères.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;---&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;a href="http://s639.photobucket.com/albums/uu113/m_hautain/?action=view&amp;amp;current=103589_4.jpg" target="_blank"&gt;&lt;img src="http://i639.photobucket.com/albums/uu113/m_hautain/103589_4.jpg" alt="Photobucket" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Eric Poitevin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;---&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style=";font-family:lucida grande;font-size:100%;"  &gt;&lt;br /&gt;Jacques Rancière, Et tant pis pour les gens fatigués : L’irreprésentable en question, entretiens avec Jean Louis-Déotte et Pierre Bayard.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=";font-family:lucida grande;font-size:100%;"  &gt;&lt;br /&gt;Si l’on prends l’exemple de la liste de Schindler, les réactions indignées qui ont accueilli la scène de la douche ne pourraient elles pas donner à penser qu’il existe, même à l’intérieur du «régime esthétique» de l’art, une forme d’irreprésentable («l’incarnation fictionnelle»), qui n’est pas de l’ordre d’une impossibilité esthétique, mais de celle d’un interdit que notre société jette sur certaines «images»?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre société accueille et expose dans des galeires d’art toutes sorte d’images «insoutenables» : africains affamés réduits à des squelettes, corps suppliciés victimes de massacres ethniques, corps déformés par des agents chimiques, etc. Elle filme ou produit sur la scène toutes sortes de spectacles extrêmes soit par leur caractère sanguinaires, soit par les processus d’humiliation et d’abjection qu’ils montrent. Or, cet insoutenable arrive toujours à être soutenu par le regard et il trouve aisément un mode de légitimation intellectuelle et morale du type: «il faut que l’homme soit capable de voir ce que l’homme est capable de faire», ou bien «il faut voir en face l’horreur si on veut être armé pour empécher qu’elle se reproduise». Le scandale suscité par la scène en question est intellectuel bien plus que visuel: l’arrivée de la «vraie» douche à la place du gazage attendu semble jeter un doute sur la réalité historique des vrais gazages. Ce qui est difficile à supporter, c’est le rapport entre réalité historique massive, réalité d’une exception historique et structure fictionnelle du coup de théatre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;---&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style=";font-family:lucida grande;font-size:100%;"  &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style=";font-family:lucida grande;font-size:100%;"  &gt;&lt;a href="http://s639.photobucket.com/albums/uu113/m_hautain/?action=view&amp;amp;current=armure-1.jpg" target="_blank"&gt;&lt;img src="http://i639.photobucket.com/albums/uu113/m_hautain/armure-1.jpg" alt="Photobucket" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style=";font-family:lucida grande;font-size:100%;"  &gt;Patrick Neu.&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:lucida grande;font-size:100%;"  &gt;&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style=";font-family:lucida grande;font-size:100%;"  &gt;&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;&lt;a href="http://s639.photobucket.com/albums/uu113/m_hautain/?action=view&amp;amp;current=tr-d-patrick.jpg" target="_blank"&gt;&lt;img src="http://i639.photobucket.com/albums/uu113/m_hautain/tr-d-patrick.jpg" alt="Photobucket" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style=";font-family:lucida grande;font-size:100%;"  &gt;Patrick Neu.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=";font-family:lucida grande;font-size:100%;"  &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;---&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style=";font-family:lucida grande;font-size:100%;"  &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Philippe Muray, Après l’Histoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;  Il demeurait une dernière frontière à faire tomber, une ultime ségrégation: celle qui séparait les vivants des défunts; et la cité des morts de celle des survivants. (...) Les vivants, aujourd’hui, non seulement se déguisent en morts, mais ils déguisent leurs morts en clowns. Et il ne semble plus vraiment très loin, le moment où les fonctionnaires de la lacrymocratie et les industriels du festif proposeront des journées Cimetières en fête (à la façon dont il existe une journée Bistrots en fête), des week ends découverte corbillards, ou des opérations caveaux portes ouvertes, des semaines Rage de mourir et des Nécro Folies. Au coeur des villes muséifiées, c’est à dire devenues des cimetières en fête, il était logique qu’à leur tour les cimetières, devenus friches ludiques, soit au diapason. (...)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;  Il y a quelques mois, dans ce style jovial et laborieusement humoristique derrière lequel l’époque sait si bien masquer, d’ordinaire, qu’elle ne s’adresse à vous que pour vous intimider et vous donner des ordres (l’ordre d’admirer et de participer en tout premier lieu), Le Nouvel Observateur annonçait qu’il y avait du nouveau dans les cimetières; et que l’art funéraire se mettait à la page. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;«Finis les garages à tombes et les urnes en marbre reconstitué façon pot de chambre, voici venue l’ère de la nouvelle mort, avec ses stèles en forme de motos, ses colliers de cendres et ses urnes en forme de nounours.» (...) A la façon dont il existe, paraît-il, une «culture techno», on peut dire maintenant qu’apparaît une «culture nécro»; et elle n’a rien à envier, bien entendu, quant à la splendeur de ses réalisations, au style des mausolées de Rome ni aux pyramides d’Egypte; encore moins, celà va de soi, aux nécropoles chrétiennes.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;  Une (...) artiste s’aventure encore à analyser en finesse cette demande toute neuve de personnalisation funèbre: les gens se rebiffent, dit-elle, «ils veulent reprendre en main un destin dont ils se sentent de plus en plus dépossédés. On leur vole leur vie? Ils se réapproprient leur mort.»&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;---&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;&lt;a href="http://s639.photobucket.com/albums/uu113/m_hautain/?action=view&amp;amp;current=enterr-ornans-1.jpg" target="_blank"&gt;&lt;img src="http://i639.photobucket.com/albums/uu113/m_hautain/enterr-ornans-1.jpg" alt="Photobucket" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Courbet.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;---&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;object width="480" height="365"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/x7npnr&amp;amp;related=0"&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;param name="allowScriptAccess" value="always"&gt;&lt;embed src="http://www.dailymotion.com/swf/x7npnr&amp;amp;related=0" type="application/x-shockwave-flash" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always" width="480" height="365"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Bertrand Blier, Buffet Froid&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;---&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Eric POITEVIN, &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Fragments d’un abécédaire, entretiens entre Eric Poitevin et Pascal Convert.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Abstrait:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;J’essaie de me rappeler pourquoi j’ai fait ce travail sur les chevreuils, par exemple. Disons que cela résume un lieu..., un monde qui existe physiquement dans un cadre de vie. je vis à côté de ce monde. Le travail photographique est une tentative de trait d’union entre mon monde et celui des chevreuils. Plutôt que d’être toujours à côté, de regarder les choses de très loin, en l’occurrence ces animaux qui bougent, qui existent sans nous, j’ai essayé d’établir, d’installer une relation, une approche, la possibilité physique de toucher, de manipuler. La condition était que ces animaux soient morts. Sinon les images étaient toujours furtives, au point même de douter d’avoir vu ce que je regardais. La photographie est le point de rencontre. Tout cela est très concret.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;---&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;a href="http://s639.photobucket.com/albums/uu113/m_hautain/?action=view&amp;amp;current=eric_poitevin_02.jpg" target="_blank"&gt;&lt;img src="http://i639.photobucket.com/albums/uu113/m_hautain/eric_poitevin_02.jpg" alt="Photobucket" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Eric Poitevin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;N.H.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3850003982562320421-6725258056024276333?l=abusloadoffaith.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/feeds/6725258056024276333/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/2010/01/tout-en-bas-de-la-vie.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3850003982562320421/posts/default/6725258056024276333'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3850003982562320421/posts/default/6725258056024276333'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/2010/01/tout-en-bas-de-la-vie.html' title='&quot;Tout en bas de la vie&quot;.'/><author><name>N.H.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13987322017219738506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3850003982562320421.post-8396273205440841924</id><published>2010-01-11T02:04:00.000-08:00</published><updated>2010-01-11T02:18:43.718-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='sophiste'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='psychologie scolaire'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sade'/><title type='text'>Le grenier de Sade.</title><content type='html'>&lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px Times New Roman"&gt;&lt;span class="Apple-tab-span" style="white-space:pre"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'lucida grande';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'lucida grande';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Contre toute attente, la guerre  des animaux se perdit le jour même de ce repli stratégique  vers le grenier. A première vue cet endroit semblait idéal: haut-perché deux niveaux au dessus de la dernière zone habitée, obscur, inquiétant... Rares étaient celles et ceux des humains qui osaient s'y aventurer... Mais c'est aussi là qu'étaient stockées les oeuvres interdites: d'étranges bandes dessinées dans lesquelles ça s'emboitait comme des légos, des volumes portant la mention «Pour adultes »sur la première de couverture, des livres qui paraissaient sortir d'un esprit d'autant plus confus qu'il avait trois prénoms: Donatien Alphonse François.  L'espace était excitant en lui même: étroit et humide; et ce qui n'était alors là qu'à titre plus ou moins conscient dans l'esprit de  La Mythe le devint totalement et brusquement. Le problème devenait simple: les mamans ours ou les jeunes daims qui l'entouraient ne l'excitaient pas d'avantage qu'un quignon de pain. Les courbes félines des Cosmocats si, la fiancée de Musclor oui, la sorcière dans Blanche-Neige, le petit chaperon rouge lorsqu'il se fait dévorer par le loup oui. Ces nouveaux sentiments nécessitaient des proportions humaines, des formes reconnaissables auxquelles s'agripper.  Le grenier se divisait en trois. Un escalier en colimaçon et en bois qui craquait à chaque pas menait à une porte que de vieux gonds soutenaient à peine. Là on entrait dans la chambre proprement dite. Il y avait la place pour son lit bateau en chêne, sa table de chevet, une étagère supportant ses livres - les livres licites  et ennuyeux - une commode qui contenait ses habits. Quelques jouets trainaient constamment sur un tapis bleu à poils ras. Une unique fenêtre dispensait tout juste assez de lumière pour que la pénombre soit constante en plein jour. Elle était ronde et ressemblait à un hublot. Comme il n'y avait pas de volets, son père lui avait découpé un cylindre de polystyrène qui s'y emboîtait parfaitement et qu'il plaçait chaque soir dans l’orifice avant de se coucher. Il aimait se plonger dans l'obscurité totale et écouter le souffle puissant de sa jungle.  Une porte sur le côté ouvrait sur la bibliothèque infernale. Des colonnes de papier mis à l'index attendaient là qu'on leur caresse la tranche, qu’on leur manipule les pages, qu’on en dévore les chapitres. Un noir paradis de monts, merveilles et moiteurs insondables. Ca sentait le cul poussiéreux. L'odeur de l'interdit en plus humide, comme si on avait caché les joyaux de la couronne dans une champignonnière. La raison d'un tel leg au grenier pouvait tout aussi bien ne pas dépendre d'une quelconque pudeur paternelle mais bien plus d'une volonté de ne pas encombrer l'étage habité avec ces vieilleries. Qu'elles que fussent les causes de cette présence littéraire si près de lui, ces piles de livres allaient bientôt devenir les fondations de son éducation, la pierre angulaire d'une cathédrale de fantasmes.  On entrait ensuite en enfilade dans une troisième pièce totalement noire, des combles, remplie de grincements et de formes inquiétantes. Il prit sa décision et congédia lui même sa cour animale dans ces quartiers qu'il savait protégé pour toujours du danger de la civilisation et s'en retourna à la bibliothèque poursuivre son apprentissage solitaire de la vie.   Il aurait effectivement pu trouver plus mauvais professeur. Ici la diversité des pratiques et des partenaires était reine. Mais à six ans son choix se porta  sur les femmes mûres et, autant que faire se peut, bourgeoises. Des « dames », s'il vous plaît, qui étaient au départ réticentes face aux propositions salées du très jeune-homme, à qui il était nécessaire de forcer la main, lentes à l'allumage mais qui s'abandonnaient ensuite vite à des penchants peu avouables et devenaient des bolides que même les virages les plus serrés ne faisaient pas décoller du bitume. C'est que ça carburait à la nitro ces machines là. A la nitro et à l'avilissement, aux plaisirs les plus corrompus. Ils inspectaient ensemble et de fond en comble des rivages que même les conquérants les plus intrépides n'avaient osés aborder. Ah que les heures devenaient douces dès que la nuit tombait et que le silence se faisait en bas, chez les hommes.  Chaque soir La Mythe guettait avidement cet instant en tirant sur son caleçon pour mieux se préparer à faire voler de l'étoffe bigarrée. Là du satin, ici de la dentelle. Pour qui le bustier? Le soutien-gorge pigeonnant? Les culottes délicates? A la fin de la nuit il y avait plus de tissu en sous-vêtement qu'il n'en avait fallu pour confectionner toutes ses paires de draps. Puis le soleil se levait sur ses insomnies. Et ouais, tandis que certains bossaient, lui partait à l'école en cours-préparatoire, c'était pas l'usine et autant dire qu'il pouvait se payer le luxe de dormir bien pépère au fond de la classe contre le radiateur, à la place connue de tous et convoitées par les élites de la scolarité chaotique. C'était lui qui occupait ce trône de puis des lustres et s'il fallait lutter pied à pied pour le préserver, il était prêt. Mais personne n'osait se confronter à la sanction qui était proposée face à une telle effronterie: la vindicte de ses morsures était réputée et trouvait écho jusque chez les cours moyens 2, les grands. Dès lors qu'il se sut respecté, gare à celui qui s'approchait à moins d'un mètre du thermostat. La classe était son zoo: il avait beaucoup appris au contact des animaux et connaissait parfaitement chacune des réactions adéquates face à tel ou tel danger. Ainsi l'impôt était invariablement sanglant pour quiconque s'aventurait sur son territoire. Tout cela  le mena à rencontrer en chair et en chair une des nombreuses femmes qui peuplaient ses nuits torrides: Madame Labat, psychologue scolaire de son état.  La seule mention de ce corps de métier suffisait à faire s'emballer sa machine à  fantasmes, il ne pouvait cependant pas exactement dire pourquoi, le mystère qu’évoquait en lui ce mot peut-être, et c'est ravi qu'il se rendit à son premier entretien psychologisant. Le dit entretient fut plaisant, sans plus. La Mythe ne put décrocher un mot, fasciné qu'il était par cet être tout droit sorti de ses imaginations nocturnes. Quand bien même aurait-il pu parler qu'elle ne lui en aurait pas laissé l'occasion: elle lui tint le crachoir une demie heure sans faiblir en suivant un débit qui aurait fait pâlir puis se pâmer le plus chevronné des sophistes. Elle s'adressait à lui comme à un homme et il aimait ça, elle reconnaissait en lui la maturité dont il se savait auréolé. Au départ, cette situation ne devait pas durer,  le but de ces consultations étant de découvrir la cause de ses accès de violence mais dès la deuxième entrevue, alors que Me Labat proposait à la vue de La Mythe des taches noires dont il devait éclaircir la signification, il lui dit de sa voix la plus masculine en la fixant dans le décolleté:  « Arrêtons là ces enfantillages. Je sais très bien ce que tu veux et je suis d'accord pour te le donner. »  Et elle de lui demander de sa voix de psychologue ce qu'il pensait qu'elle voulait, et lui de lui répondre d'une voix encore plus masculine:  « Ma bite. »  Sa participation à l'atelier bobo-la-tête pour enfant fut donc prolongée mais l'on décida que Me Labat n'était pas le meilleur intervenant qui était pour l'aider à se construire une personnalité « normale » et elle fut remplacée par un immonde barbu qui n'avait ni son odeur ni, sûrement, son goût pour les dessous affriolants bien que La Mythe n'aie jamais eu le loisir de le vérifier.&lt;br /&gt;S.L.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style=" ;font-family:'Times New Roman';font-size:12px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3850003982562320421-8396273205440841924?l=abusloadoffaith.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/feeds/8396273205440841924/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/2010/01/le-grenier-de-sade.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3850003982562320421/posts/default/8396273205440841924'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3850003982562320421/posts/default/8396273205440841924'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/2010/01/le-grenier-de-sade.html' title='Le grenier de Sade.'/><author><name>N.H.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13987322017219738506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3850003982562320421.post-7601123305286150342</id><published>2010-01-04T11:13:00.000-08:00</published><updated>2010-01-04T11:19:16.155-08:00</updated><title type='text'>L'or des wapitis.</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;    Cependant, s'il est des constats simples à tirer, la vie ne s'en trouve pas immédiatement changée ni sans difficulté tant la force de l'habitude est tenace. Il lui faudrait traverser encore bien des affres sentimentales mais il dissociait enfin deux choses: l'amour dont il se savait capable qui puait l'absolu et la souffrance à plein nez et les objets auxquels cet amour pouvait s'attacher  et qui s'étaient révélés être assez décevants. Dorénavant il devait se forcer à éviter la collision des deux. Pour cela il était nécessaire de prendre ses distances avec le monde.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;    Longtemps avant, il ne savait plus dater ce souvenir exactement, il avait voulu devenir chercheur d'or. La solitude était un des attraits qui appelait ce statut de ses voeux. Il s'imaginait dans sa cabane au Canada, peut-être une réminiscence des écoutes prolongées de Robert Charlebois dans la deux-chevaux familiale, bien seul avec le froid qui le couvrait comme un manteau hypnotique. Chaque matin c'était le même rituel: après un café dans lequel pouvait flotter un fer à cheval, il fermait la porte qui laissait filtrer un vent glacial et partait tamiser des hectolitres de torrent, jurant contre le limon humide mais stérile dont il ne tirait invariablement que du mica. Qu'était-ce que ce mica qui le fascinait tant? Où avait-il appris ce mot qui se vidait de sens au fur et à mesure que l'eau remplissait le tamis? Il ne désignait rien. C'était le son  de l'échec perpétuel, de la sueur qui se mêlait aux remous de l'eau, aux tourbillons de l'existence. C'était le nom de Dieu qui lui riait au visage. Mica mica mica mica. La face cachée de l'or. Il jurait maintenant de plus en plus fort depuis les bords du Yukon, prenant à parti la cime des sapins qui lui cachait un soleil froid et fatigué que grisait un peu plus encore un ciel sans promesse. C'est cette passion de la solitude qui l'avait mené là - Salope! - Ca et le métal mou. Ca ça valait le coup, du métal mou! Ca c'était un programme dans la vie. Comme d'avancer avec l'immobilité d'une statue ou se changer en loup-garou à la pleine lune. Ouais, c'était bandant.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;    Et soudain,là! Au milieu du tamis! Venant interrompre ce geste las et circulaire. Oui... Il tapota sur le tour pour finir de faire tomber l'eau encore retenue par la boue marronasse et... C'était bien une pépite. Pas plus grosse qu'un cerneau de noix. Ce fut comme si ce soleil, avant de crever, avait décider de lui chier un rayon bien solide entre les pattes.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Il la porta à sa bouche, imitant un geste sacré. Elle avait le goût d'un vieille lame et la consistance d'une pâte de dentifrice mal rebouché qui aurait séchée à l'air libre. D'autres suivirent, tant qu'il aurait pu monter sa propre boîte d'hygiène dentaire.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;    La solitude ne le comblait pas tout à fait, et il avait enfin trouvé cet or ce qui achevait sa quête et clôturait son désir. Il était temps de changer de boulot. Mais il aimait cette nature sauvage. Entendre hurler des loups contre le vent et échanger quelques saumons contre du café avec les ours. Vers l'âge de cinq ans il décida donc de devenir défenseur de la nature. Il était bien sûr toujours question de solitude mais La Mythe voyait ce qui avait changé en son coeur même: cette solitude s'arrangeait désormais avec un désir de présence sans pouvoir toutefois se résoudre à l'humain.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;    Si tôt dit, si tôt fait, d'un coup d'un seul, des singes bonobos apparurent sur les bords du Yukon, des dauphins, baleines, requins, des requins baleines et autres maquereaux et poissons en tout genre vinrent tenir compagnie aux saumons. Plus loin, des pandas foutaient des peignées mémorables à des koalas géants sous l'oeil impassible de paresseux varans, tout ça pour le contrôle d'immenses forêts riches en eucalyptus et bambou. On pouvait même apercevoir ça et là des diables de Tasmanie, des tatous, des oryx... Des lionceaux chevauchaient des chauves souris-vampire au milieu de vol d'oies sauvages.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Mais attention, on ne se trouvait pas à une reconstitution de Woodstock, c'était pas des connards de hippies ces animaux là. La nature n'est ni bonne ni cruelle et faut bien bouffer. En bref, on pouvait se marrer entre les repas mais quand midi sonnait, il convenait de ne pas se tromper et de ne pas croire que l'on était amis pour la vie. Rox et Rouki ça existe que que dans Disney. Ok, on était potes, mais à l'heure de vérité, quand la cloche de la cantine sonnait, ce n'était pas le pathos qui prévalait mais bien un plat de tripes fumantes ou une salade de museau. Ainsi allaient les choses et du coup y'en avait un beau bordel en Alaska.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;    La Mythe jubilait au milieu de cette effervescence. Le reste n'était que foutaise, tout cet or qu'il avait amassé depuis ces dernières années, depuis qu'il était entré en maternelle, toutes ces rutilantes pépites lui servaient à tenir l'humanité loin de son paradis. Il avait semé des cailloux jaunes en plein désert pour voir les hommes s'y installer et construire des villages que seuls leurs fantasmes peuplaient moins de six mois après, le temps qu'ils s'aperçoivent de la supercherie. Tout le monde savait pourtant que dans le désert il ne pouvait y avoir que des miracles et l'or n'était qu'un métal.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;    Désormais il n'y aurait pas d'autre règle que celle ci: d'un côté, tout ce qui n'était pas humain et de l'autre les corps tristes de ses anciens congénères. Là dans son monde, il parlerait aux arbres, même aux platanes, attendant le temps qu'il faudrait la réponse. Qu'est-ce que le temps pour un arbre de toute façon? Pour un animal qui ignore la peur de la mort? Y'a vraiment que les animaux qui ont des couilles. Lui aussi maintenant avait le temps. Le temps des rois.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;    Cependant, les choses changèrent peu à peu. Les forets luxuriantes perdaient de plus en plus de terrain sur l'humanité. Elles s'effaçaient lentement et il n'en restât bientôt plus que le contour flou d'un souvenir, comme l'écume sur le sable rappelle  l'attaque kamikaze de la dernière vague. Il ne restait plus à La mythe qu'à sonner la retraite et à se carapatter avec les wapitis.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;     Ce fut le début de l'exil sur la montage. Il fallait monter toujours plus haut vers des territoires arides et préservés. A six ans il résolu donc d'aller s'installer au grenier.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;S.L.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3850003982562320421-7601123305286150342?l=abusloadoffaith.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/feeds/7601123305286150342/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/2010/01/lor-des-wapitis.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3850003982562320421/posts/default/7601123305286150342'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3850003982562320421/posts/default/7601123305286150342'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/2010/01/lor-des-wapitis.html' title='L&apos;or des wapitis.'/><author><name>N.H.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13987322017219738506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3850003982562320421.post-3459869454541903364</id><published>2009-12-06T06:24:00.000-08:00</published><updated>2009-12-06T06:25:00.359-08:00</updated><title type='text'>La mythe au collège. part. 2.</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;     Ainsi les galeries creusées dans ce corps chaud et mouillé d'adolescent pré-pubère le firent ressembler quelques jours plus tard à un napperon dont les dentelles formaient les lettres de ce délicat prénom: Floriane, objet de tout l'amour dont il était capable.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;    Il pouvait désormais se pavaner puisqu'il était membre honoraire du club très privé de celles et ceux qui se galochent furieusement durant les interclasses. Il redoublait d'ardeur pour mériter ce statut, élaborant des stratagèmes toujours plus ingénieux pour arriver à croiser la classe de sixième 3 le temps des quelques minutes qui séparaient le cours de musique de celui d'éducation civique. Il repoussait les limites physiques de l'humain courant du bâtiment A au bâtiment E, couvrant des distances insensées pour prélever quelques gouttes de cette salive tant désirée, là, juste devant le C.D.I., avant de regagner sa classe pour faire le résumé de La mule du pape que demandait madame Despré, celle qui avait gardé dix ans un coup de pied sous son sabot, la mule, pas madame Despré.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;    Mais les courants sont changeants à cet âge de la vie et Floriane le quitta. Comme ça, sans préavis, sans pleur, sans insulte, sans cri, cassage de nez, éviscération, viol ni dernier baiser. Une lettre seule témoignait de cette histoire passée. Une lettre qu'on aurait crue écrite par Marc Lévi tant elle débordait de sentiments et où l'on pouvait lire en substance: "Mon grand frère a eu un accident de Booster. Il est gravement blessé, dans le coma même, à l'hôpital, et en ce moment je n'arrive pas à penser à autre chose. Il vaut mieux qu'on se sépare car je suis trop triste."&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;    La Mythe ne vit pas bien le lien de cause à effet qu'il pouvait exister entre le frangin en vrac et ses sentiments à lui mais choisit d'accepter cette âpre et déchirante situation quitte à souffrir en silence et à attendre des lustres que le cerveau du légume germe à nouveau pour que tout rentre dans l'ordre. Il se voyait drapé dans de nobles sentiments espérant le retour de son aimée, attendant, refusant chacune des nombreuses propositions émanant de filles toujours plus belles, faisant la nique aux tentations de ce bas monde. Fier, droit, amoureux.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;    Mais Floriane ne se contenta pas seulement d'arrêter de lui lécher la margoulette. Elle l'évitait. Lui adressant à peine un signe de tête depuis l'autre bout de la cour, elle s'éloignait l'air de rien quand il s'approchait l'air triste. Cette situation le troublait mais il se rendait compte à quel point sa souffrance à elle devait être insupportable. Il l'imaginait debout des heures durant au chevet de son frère, en train d'attendre que ce corps inerte évacue la bouffe liquide qui transitait des tuyaux jusqu'à l'extrémité de son intestin pour enfin ôter la bassine et lui faire la toilette. Ah, soeur dévouée! Oh amour fraternel!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;    La Mythe allait bientôt être rendu au sol, la réalité rugueuse en pleine bouche. Ce fut Laetitia qui, en guise de Rimbaud fit se lever la vérité d'entre les brumes moirées de cette langueur monotone. Cette Laetitia, en plus de connaître Floriane depuis la plus tendre enfance, était un personnage des plus attractifs . Plus âgée et donc plus formée et donc plus désirable que les crevettes qui s'agitaient dans la nasse de la sixième, elle s'évertuait à ne sortir qu'avec des gitans et ceci uniquement s'ils étaient scolarisés en SECPA. La rumeur voulait de plus qu'elle suce Morgan, figure emblématique de ces voleurs de poules, tous les mercredis à heure fixe derrière les dortoirs de l'internat et que le quidam pouvait y assister moyennant finance. Nombre des fantasmes de La Mythe se concentraient donc dans cet espace réduit mais pourvu d'un cul de poney et de seins déjà prohéminents. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;    Bref un jour comme tant d'autre où il forçait toutes ses pensées à se tourner vers Floriane, il se risqua à demander à Laetitia qui revenait de la Vie Scolaire des nouvelles de l'accidenté. Celle-ci à peine surprise lui apprit sur un ton monocorde que Floriane avait un frère, certes, qu'il avait quatre ans, qu'il n'avait pas de Booster, qu'il allait bien et qu'il devait actuellement se trouver à la maternelle du Pujol et non à l'hôpital étant donné que nous étions lundi et qu'il était 13H00. Un monde entier de représentation s'effondra. La situation était à présent claire comme de l'eau de roche: la vie était une chienne mais pas plus que son ex.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;S.L.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3850003982562320421-3459869454541903364?l=abusloadoffaith.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/feeds/3459869454541903364/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/2009/12/la-mythe-au-college-part-2.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3850003982562320421/posts/default/3459869454541903364'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3850003982562320421/posts/default/3459869454541903364'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/2009/12/la-mythe-au-college-part-2.html' title='La mythe au collège. part. 2.'/><author><name>N.H.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13987322017219738506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3850003982562320421.post-8515718450668106865</id><published>2009-12-06T06:20:00.000-08:00</published><updated>2009-12-06T06:23:29.707-08:00</updated><title type='text'>La mythe au collège.</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;    Jusqu'ici La Mythe avait eu pas mal de chance avec les gonzesses. Il n'était toujours tombé que sur d'authentiques salopes, et ce depuis la petite Manon dont on aurait pu croire - à tort et au grand damne de La Mythe - qu'elle serait morte après son baiser carnassier en classe de C.P. La petite blonde après avoir servi un temps de vide-couilles à l'équipe de rugby locale, ce qui était le signe soit dit en passant d'une véritable notoriété, était désormais en contrat qualif' à Tif Création, haut lieu de la coiffure Landaise. Ah, il lui en avait fallut du courage et de l'abnégation pour supporter les coups de boutoir des troisième lignes dacoises et plonger dans la mélée sur l'air de "allez la chatte, allez, allez..." mais elle avait vite pris le pli et entonnait parfois elle aussi ce chant bourgeois, adoucissant de sa voix féline et aérienne les basses masculines.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;    Après la déconvenue que représenta  donc cette première et courte romance, La Mythe se rendit compte que l'amour était souvent unidirectionnel et que le changement faisait du bien à la gueule. Son apprentissage avait commencé de la meilleure façon qui soit et allait continuer sur cette lancée.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;    Il entra, comme la majorité d'entre nous qui ne nous étions pas fait violés par nos parents ou nos grands frères, puceau au collège, avec la ferme intention de changer cet état de fait. Il avait toujours, ancrée dans un coin de sa tête, la sentence définitive qu'avait un jour prononcé le père de son meilleur ami, les prenant ainsi à parti au milieu d'un match de ping-pong éreintant: " eh, les p,tits mecs, vous verrez comment c'est le cul. Là vous commencez à y penser mais quand vous aurez niqué une fois vous ne penserez plus qu'à ça." Et il ne fallait pas plus de deux sous de jugeotte pour constater qu'effectivement le cul était un des plus influents gestionnaire du monde adulte.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;    En classe de sixième il retrouva la douce Emilie qui avait redoublé et attisait sa convoitise depuis qu'il avait dansé avec elle lors du spectacle de fin d'année  de maternelle, déguisé en cow-boy, sur le hit indestructible de la compagnie créole "Au bal masqué". Au fil de l'année cette passion s'installa doucement jusqu'à devenir une véritable obsession. Lorsqu'enfin il n'y tint plus il envoya son grand ami Julien "demander" à Emilie, comme on disait à l'époque. Il attendit en se rongeant les sangs et les ongles assis sur le banc du préhaut Nord. C'est drôle comme parfois le temps se déploie et ouvre le chemin à une protubérance sentimentale accompagnée de toutes sortes de voix intérieures. Les différents Moi de La Mythe débattaient encore de la puissance d'un amour idéal quand Julien revint l'air rigolard, ce qui excita la confiance de notre héros.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;    - Alors?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;    - Ben alors... Elle a dit que t'étais vachement mignon mais qu'il y en avait trop dans la file d'attente.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;    Et comme le sort est souvent ironique, Emilie devait déménager La semaine suivante. La Mythe ne la retrouva que huit ans plus tard, lui, faisant la queue, elle, caissière au Monoprix de Bassens et manipulant le scanner sur le pack de seize qu'il avait prévu d'acheter.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;    Sa scolarité en sixième 7 s'écoulait sans anicroche ni pénétration. Mais bientôt le printemps arriva accompagné de cette odeur si particulière qui vient claquer sur la langue et appelle le roulage de pelle. Les adolescents s'y trompent rarement et lui aussi eut vite droit à son litre de bave journalier. La première qui lui mouilla les amygdales répondait au  doux  et particulier prénom de Floriane, ce qui s'accordait tellement bien avec cette période de l'année où les bégonias fleurissent.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;    Une turbine que c'était la Floriane de la sixième 3, une perceuse-visseuse de compèt' qui pouvait vite te limer le filetage et te casser toutes les dents d'un coup de langue. La Mythe fut surpris de ces premiers échanges érotiques mais il ne dit rien. Il fallait bien faire comme tout le monde, sous peine de passer pour un puceau, ou pire, un pédé.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;    En plus de sortir d'un étui estampillé Black et Dekker, on pouvait aisément pour achever de la décrire filer la métaphore animalière tant elle ressemblait à un flamand rose par son teint et sa taille qui obligeait La Mythe à se casser le cou à chaque baiser. Il suffit d'observer n'importe quelle idylle adolescente pour conclure que la minerve le guettait. Mais voilà l'affection ressemble à plus d'un titre à un rongeur nuisible et aime à se fourrer dans les endroits les moins hospitaliers pour y élire domicile et entamer son travail de sape.  &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;    &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;S.L.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3850003982562320421-8515718450668106865?l=abusloadoffaith.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/feeds/8515718450668106865/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/2009/12/la-mythe-au-college.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3850003982562320421/posts/default/8515718450668106865'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3850003982562320421/posts/default/8515718450668106865'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/2009/12/la-mythe-au-college.html' title='La mythe au collège.'/><author><name>N.H.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13987322017219738506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3850003982562320421.post-4327253181853805743</id><published>2009-11-27T09:17:00.000-08:00</published><updated>2009-11-27T09:18:03.591-08:00</updated><title type='text'>Philipe Muray: Morceaux de femmes.</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Ton insupportable portable      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;A sonné quand je te mettais      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Tu ne t'es même pas décrochée      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Pour répondre c'est incontestable      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;J'avais ton cul à marée haute      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Et ta chevelure qui tressaute      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;J'avais tes seins en ligne de mire      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;On ne pouvait pas rêver pire      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;C'était Marcelin qui appelait      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Car il préparait le dîner      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Dans l'appareil il te criait      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;De surtout ne pas oublier      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Tout ce que tu devais acheter      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Lorsque tu serais rhabillée      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Par cette belle soirée d'été      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;En nocturne au supermarché      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Ton abominable portable      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;A sonné en pleine mélopée      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Tu ne t'es même pas déplantée      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Pour répondre c'est déraisonnable      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;J'avais ta bouche à bout portant      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Tu n'étais pas au bout de tes peines      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Moi j'étais à bout d'arguments      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Tu étais belle en femme de peine      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;C'était Donata qui disait      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Qu'elle ne pourrait t'accompagner      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;À votre cours de tai chi      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Car elle avait physique-chimie      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Elle était désolée bien sûr      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Elle se sentait presque parjure      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Ce n'était que partie remise      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Pour l'instant tu étais bien mise      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Ton intolérable portable      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;A sonné comme un incongru      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Quand j'avais mon doigt dans ton cul      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Tu n'étais pas très présentable      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;J'avais tes yeux en face des trous      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Et j'avais tes trous plein la vue      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Qu'est-ce qu'on pouvait souhaiter de plus      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Que tes soupirs et tes remous      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;C'était Géraldine qui voulait      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;T'emmener voir Dérive passionnelle      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Dans une ancienne usine à lait      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Reconvertie en lieu rebelle      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Une travailleuse théâtrale      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Y faisait de la balançoire      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Dans une grande violence musicale      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Jusque vers minuit tous les soirs      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Elle y dynamitait les codes      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;De la dramaturgie hors mode      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Qu'elle repensait avec talent      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;C'était un spectacle dérangeant      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Ton interminable portable      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;A resonné sous toi et moi      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Tu répondis encore une fois      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Sans dételer c'est très condamnable      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;J'avais tous tes tours dans mon sac      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;J'avais un nœud à l'estomac      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;J'avais ton cœur au bord des lèvres      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;En ces matières tu es orfèvre      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;C'était Pervenche qui appelait      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Elle ne se souvenait plus pourquoi      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Personne on le sait n'est parfait      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Elle était en plein désarroi      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Elle prévoyait de te rappeler      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Sitôt qu'elle aurait retrouvé      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Des raisons d'être et d'espérer      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Et surtout de téléphoner      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Ton impardonnable portable      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;A sonné quand tu m'enfourchais      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Et que tu commençais à jouer      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;J'avais tes sphères dans mon saint suaire      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Tu étais belle en écuyère      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;En convulsionnaire bayadère      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Au dernier degré du calvaire      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;C'était à nouveau Marcelin      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Qui de nouveau trouvait malin      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;De t'avertir qu'il mitonnait      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Des petits plats pour le dîner      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;D'abord des hors-d’œuvre substantiels      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Puis une viande ou un poisson      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Un turbot ou un miroton      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Ou un filet mignon au miel      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Il exultait de fricasser      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Rissoler bouillir écumer      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Blanchir éplucher gratiner      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Et toi tu étais bien braisée      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Ton indéfendable portable      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;A sonné quand tu te tournais      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Et qu'en silence tu présentais      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Ton derrière impérissable      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;J'avais ton ciel et ton ressac      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;J'avais tes jardins en terrasses      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Je me trouvais en état de grâce      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;J'avais tous tes tours dans mon sac      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;C'était Angeline l'obèse      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Que jamais personne ne baise      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Et qui d'ailleurs la trouve mauvaise      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Ceci dit entre parenthèses      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Elle voulait par ce soir dolent      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;T'emmener écouter à Beaubourg      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Des nihilistes de Nemours      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Qui parlent du ressentiment      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Ils veulent disait-elle faire la nique      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Aux pensées apocalyptiques      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Des contempteurs philosophiques      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;De l'art nouveau et artistique      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Ton inexcusable portable      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;A tinté quand tu te glissais      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Souriante et nue dessous la table      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Et tu as quand même décroché      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Tu avais la langue bien pendue      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;En ce matin caniculaire      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Et tes deux lèvres bien fendues      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Etaient toutes à leur affaire      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;C'était Garance qui faisait chier      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Je n'ai jamais pu l'encadrer      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Elle est assistante marketing      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Et son mari gardien de parking      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Elle revenait de Papouasie      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Qui se trouve en Mélanésie      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Elle s'en proclamait extasiée      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Elle voulait tout te raconter      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Elle avait observé là-bas      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Des mœurs sexuelles et culturelles      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Du plus haut intérêt visuel      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Elle en était encore baba      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Elle pensait qu'il était urgent      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;De changer nos yeux de regard      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Et de prendre le train en gare      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Du moderne le plus modernant      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Ton injustifiable portable      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;A crié quand tu roucoulais      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Et sur le lit tout dévasté      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Tu ne t'es pas déconnectée      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Tu t'es si joliment tordue      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Pour atteindre la source du      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Dérangement très saugrenu      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Que je t'en ai à peine voulu      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;C'était Élodie cette fois-ci      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Elle venait de se mettre au lit      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Il n'était pourtant que midi      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Mais elle avait passé la nuit      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Et puis la matinée aussi      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;À se faire en catimini      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Mettre et remettre sans merci      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Elle en était toute ébaubie      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Si rarement ça lui arrive      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Qu'elle en restait un peu pensive      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Sa joie pour n'être que fictive      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Se voulait communicative      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;J'ai dû subir son monologue      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Elle est sociologue pédagogue      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Et cherche par des apologues      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;À terrasser les démagogues      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Ton inépuisable portable      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;A sonné entre deux giclées      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Tu es restée imperturbable      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Tu ne t'es même pas épongée      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Tu étincelais en plein vent      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Comme une montagne amoureuse      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Et d'entre tes cuisses langoureuses      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Tu accouchais le jour levant      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;C'était Manon qui te parlait      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Je la connaissais bien celle-là      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Et je savais qu'elle terminait      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Un grand travail de doctorat      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Sur toutes les figures du bonheur      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Que de plus en plus de gens      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Mettent dans leurs ordinateurs      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Pour en orner le fond d'écran      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Ton inénarrable portable      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;A dégueulé sa mélodie      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Quand tu tendais vers ma folie      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Tes bras potelés et délectables      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;C'était un message d'Edmonde      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Ah tu en connais du beau monde      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Elle revenait de Bragamance      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Qui n'est pas loin de Casamance      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Elle est féministe prosexe      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;C'est un dispositif complexe      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Mais cette harpie convaincue      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;S'occupe aussi de Tranches de rue      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Qui développe en milieu rural      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Avec le conseil régional      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Des développements créatifs      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Dans un but participatif      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;De participation locale      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Avec l'appui du collectif      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Des collectivités spéciales      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Pour le développement attractif      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;C'était le Nouvel An chinois      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Elle aurait souhaité avec toi      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Voir le défilé du Dragon      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Et bien d'autres animations      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Ton inexorable portable      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;A sonné quand je te mettais      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;C'était Reine qui téléphonait      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;De chez Clientèle innombrable      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;C'était Arlette c'était Paulette      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;C'étaient Georgette et Bernadette      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;C'étaient Étiennette et Laurette      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;C'était Juliette à bicyclette      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;C'étaient Mona et Raïssa      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;C'était cette conne d'Henrietta      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;C'étaient Sandrine et Apolline      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;C'étaient Anne-Dauphine et Martine      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;C'étaient les sœurs de ta voisine      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;C'étaient les filles de ma cousine      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;C'étaient Capucine et Glycine      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;C'étaient Vermine et Scarlatine      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;C'étaient Rustine et Cochinchine      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;C'était Rosine ou Bécassine      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Dont je trouve les prunelles câlines      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Bien qu'elle ait les yeux en trous de pine      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;C'étaient Canine et Turlupine      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;C'étaient Origine et Angine      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Et puis Oursine et Androgyne      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Et Figurine et Glycérine      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Ton très haïssable portable      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;S'est brusquement interrompu      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Il s'est tu c'est irrécusable      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Je te l'avais fourré dans le cul      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Extrait de Minimum Respect&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3850003982562320421-4327253181853805743?l=abusloadoffaith.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/feeds/4327253181853805743/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/2009/11/philipe-muray-morceaux-de-femmes.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3850003982562320421/posts/default/4327253181853805743'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3850003982562320421/posts/default/4327253181853805743'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/2009/11/philipe-muray-morceaux-de-femmes.html' title='Philipe Muray: Morceaux de femmes.'/><author><name>N.H.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13987322017219738506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3850003982562320421.post-6546777347051446422</id><published>2009-11-27T09:15:00.000-08:00</published><updated>2009-11-27T09:16:54.136-08:00</updated><title type='text'>L'île partie 5: Accueillir un ami.</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Pas toujours facile de faire venir quelqu'un à La Réunion. Et, bizarrement, les choses se gâtent carrément quand le quelqu'un en question est étranger, et pas un faux étranger (genre un Belge ou un Italien, qui, s'ils sont étrangers, ont quand même un passeport européen, ce qui aide vachement à prendre l'avion), non, je veux dire un vrai étranger, un étranger de loin, qui n'a pas la même identité nationale que nous, qui mettrait du piment sur sa choucroute, et pour qui la neige ne serait pas un terrain favorable à la dissimulation (moi, à sa place, j'aurais pas forcément choisi Strasbourg comme ville d'accueil, mais bon).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Bref, pressentant qu'il ne serait pas forcément aisé de réunir les pièces démontrant que non, notre ami ne cherchait pas à immigrer depuis Strasbourg pour venir voler le travail du bon Français qui vit à La Réunion (difficile de manger son pain, il devient tout très vite mou sous les tropiques, surtout à la saison des pluies), nous avons confié la tâche de préparer l'attestation d'hébergement à un spécialiste de l'administration, c'est à dire, en toute humilité, moi.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;J'en vois déjà qui se gaussent, me revoyant ne pas faire mes comptes, demandant à Adi de s'occuper des impôts, refusant d'ouvrir mes factures (elles sont terriblement froides leurs enveloppes). Pour autant, je tiens à rappeler que mes compétences sont en la matière particulièrement efficaces : j'ai bien du refaire 5 fois ma carte d'identité depuis mes dix-huit ans, deux fois mon passeport, j'ai déménagé 6 fois, installé 3 fois internet, perdu une fois ma carte grise, changé trois fois de voitures, perdu trois fois mon portable, et surtout, surtout, je travaille dans l'éducation nationale (non, si vous n'êtes pas prof, si vous ne connaissez ni la gestion d'une classe, ni l'administration d'un établissement, ni le rectorat, ni i-prof, gaia ou stéphanie, vous ne pouvez pas comprendre...).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;J'avais une mission, et une seule : aller demander à la mairie ce qu'on appelle une attestation d'hébergement. En quelques mots, pour ceux qui ne connaîtraient pas ce vertueux papelard, il s'agit de déclarer à la mairie que vous allez accueillir quelqu'un chez vous. Voilà. Dit comme ça, ça semble presque facile. Donc j'y suis allé, une première fois. J'ai dit à la dame «J'ai un ami qui doit venir me voir» ; elle n'a pas eu l'air intéressé plus que ça. J'ai ajouté :«C''est un étranger». Tout de suite, elle a mieux pris conscience de la situation «Vous avez son passeport ?».&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Là, j'étais embêté, parce que, voyez-vous, son passeport, il en a quand même besoin. Elle m'a rapidement rassuré en me disant qu'une photocopie ferait l'affaire (là, je me suis dit que pour ceux, relativement nombreux encore, qui n'ont pas internet, c'était quand même pas très rapide à mettre en place tout ça). &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Après comprenant que je découvrais les modalités de l'accueil, elle m'a tendu un papier récapitulant les pièces à fournir : mon bail (histoire d'être sûr que j'habite bien quelque part, ) une facture (histoire d'être sûr que j'habite bien là où j'habite), mes trois dernières fiches de paie (oui, parce que quand on est pauvre, on a pas le droit d'accueillir des amis), une photocopie de ma carte d'identité (des fois que je sois pas moi), l'adresse de mon hôte à l'étranger (j'étais un peu emmerdé, parce que mon hôte étranger, il vit en France, même si Strasbourg, bon, vous comprenez quoi, ils sont pas pareils, les Strasbourgeois...), et, naturellement, y a pas de petit profit mon bon monsieur, 45 euros de timbres fiscaux (c'est-à-dire qu'en accueillant un étranger, je finance le charter qui en raccompagnera un autre, je me sens moins coupable tout de suite). Quand elle m'eut dit tout ça, je lui expliquai que mon ami vivait en France, marié à une française. Elle me répondit alors que finalement, elle ne savait pas, il fallait qu'elle vérifie. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Elle a donc appelé un premier collègue, qui ne savait pas, un deuxième, qui ne savait pas, puis m'a demandé de repasser dans la semaine. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Quand je revins, une de ses collègues au terme d'une épuisante recherche avait enfin trouvé la solution : pas besoin d'attestation. Elle me tendit le papier qui en faisait foi. Je le regardai à peine, la remerciai, appelai mes amis qui étaient peu surpris parce que quand même la préfecture leur avait bien dit que...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Trop tard, je regardai de nouveau le papier. C'était un document issu de Russie.net, expliquant aux Russes les conditions pour entrer sur le territoire français. Or La Réunion, c'est pas tout à fait la France : on a beau avoir un visa Schengen on peut pas venir : on n'est pas dans l'espace européen ; si vous voulez, on est en France, mais on n'est pas en Europe (je me demande pourquoi Philippe de Villiers ne s'installe pas ici ... une question de climat ?) Là, j'ai commencé à avoir un doute. Mes amis m'ont rappelé le lendemain pour confirmer ce doute, sans trop remettre en cause mes capacités administratives (en même temps, ils avaient encore besoin de moi).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;J'ai décidé de réunir tous les documents avant d'aller à la mairie, et même d'arriver en avance au trésor public pour pas faire la queue. Bien joué, il n'y avait personne devant moi. Dommage qu'ils refusent les chèques : ils veulent que du liquide (ben oui, il est pas fou, l'État). Le temps que je revienne du distributeur, le bureau était plein.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Enfin, j'arrive à la mairie, tous les papiers en main (et je peux vous assurer qu'il est pas facile non plus de retrouver dans mon bureau un bail et des fiches de paies). Ce n'est plus la même dame qui m'accueille. Elle est, comment dire, plus froide :«Ah ? Vous voulez accueillir un étranger ? Et il vient d'où ?». Moi :«De Strasbourg». Elle ne sourit pas. Je sens que ça va pas être facile. Je lui explique qu'il est togolais. «C'est en Afrique, ça ?». Moi :«Oui, en Afrique de l'Ouest». Elle :«C'est mieux.». Là, après une légère hésitation, j'ai quand même risqué «Parce que l'Afrique de l'Est, c'est moins bien ?». Elle n'a pas répondu.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;L'attestation était remplie, je pensais en avoir fini, crédule que je suis, lorsqu'elle me dit :«Il faudra repasser demain, parce que l'élu doit la signer». Je dois avouer qu'une certaine crispation montait en moi. Je suis donc resté assis en lui répondant «Mais ça ne fait rien, j'ai un peu de temps, je vais attendre» (vous me direz, il y en a qui l'attendent toujours l'Elu, mais ils doivent être de peu de foi, j'suis sûr). Elle m'a regardé, et a décroché son téléphone, a passé un premier coup de fil. Puis m'a laissé, une dizaine de minutes. Quand elle est revenue, j'étais toujours là. Je l'ai sentie un peu déçue J'ai battu des cils (dans Biba, ils disent que ça fonctionne). Elle a passé un autre coup de fil. L'élu a décroché (il faudra en parler aux autres,là, du téléphone, ça a l'air efficace). Et je n'ai plus eu qu'à faire la queue à la poste pour envoyer mon divin papier à mes amis qui pourraient aller à la préfecture pour qu'on leur donne un autre papier pour qu'il passe la frontière qui sépare la France de la France.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;T.L.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3850003982562320421-6546777347051446422?l=abusloadoffaith.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/feeds/6546777347051446422/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/2009/11/lile-partie-5-accueillir-un-ami.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3850003982562320421/posts/default/6546777347051446422'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3850003982562320421/posts/default/6546777347051446422'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/2009/11/lile-partie-5-accueillir-un-ami.html' title='L&apos;île partie 5: Accueillir un ami.'/><author><name>N.H.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13987322017219738506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3850003982562320421.post-6040764296643184027</id><published>2009-11-10T00:36:00.000-08:00</published><updated>2009-11-10T00:41:47.968-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='La Mythe'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Simon Latreille'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;    Cet été encore, ça avait bien cramé. Le pin c'est comme un vieux tapin, c'est pas fait pour durer mais tu paies pas cher. La situation était ironique comme souvent: une étendue d'eau sans limite bordait pratiquement les forêts mais rien ni personne n'était en mesure d'endiguer les flammes avec ce vent qui persistait. Les poissons devaient bien se fendre la gueule. Plusieurs secteurs avaient dû être évacués: mesure de précaution. Mais la vie suivait son cours et c'était reparti pour un tour. La rentrée des classes. Une fois encore. La Mythe avait déjà pour son jeune âge une conscience claire de l'absurde qu'il assimilait purement et simplement à l'existence humaine. Alors oui, bien sûr, certains diront que ce n'est pas une découverte... Mais à six ans, n'est pas Albert Camus qui veut.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;    C'était l'heure de manger. Et les enfants attendaient leur pitance. Des tables de douze meublaient l'espace qu'on aurait cru organisé pour une expérience sur des petits rongeurs. L'incendie n'avait aucune chance de se propager ici, sur le carrelage blanc du réfectoire. Pourtant, Manon sentit quelque chose comme un souffle braisé sur sa nuque et se retourna brusquement. Son joli nez retroussé rencontra le coude de Julien qui le retroussa un peu plus. Repas de rentrée à la cantine. Les enfants sont excités. C'est bien normal, ce sont des enfants.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;    Des filles blondes comme Manon, il n'y en avait qu'à la télé. Blonde comme l'Amérique. Blonde comme la peau des vieilles bourgeoises du 16ème. Elle partit en pleurant à peine, raccompagnée par la maîtresse. Du sang gouttait sur le carrelage, à chacun de ses pas, un rubis silencieux s'écrasait. Le silence c'est dans le vacarme de la cantine  qu'on l'apprend. La Mythe se leva d'un bond et se laissa glisser à quatre pattes sur le sol. A petits coups de langue, il devança la cantinière qui était partie chercher de quoi nettoyer, un vulgaire torchon ou une serpillière sûrement; C'est qu'on ne rigole pas avec l'hygiène à l'école. La maîtresse dit plus tard: "On aurait dit un chiot."&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;    Deux mains le saisirent par les épaules au milieu de cet instant de beauté. Il ferma les yeux très fort pour ne pas voir l'expression désemparée que vomissait le visage du directeur. Il l'entendit à peine bafouiller un de ces "Voyons, qu'est ce qui te prend!?" cher aux adultes décontenancés. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;    Il avait l'intime conviction de mériter ce sang. Personne plus que lui ne méritait ce sang et surtout pas une serpillière toute sèche qui n'avait plus servi depuis deux mois. C'était son sang à lui qui coulait du nez de la blonde. Il voulait que ce soit son sang. Il oublia la cantine, le bruit, les autres et se laissa entraîner hors de cette fadeur blanche et quotidienne par le directeur, direction son bureau.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;    La Mythe tint les yeux fermés tout au long du sermon dans lequel avec force modulations de voix le directeur le comparait, lui aussi, à un animal, lui parlait de ce qu'en penseraient ses parents, essayait faussement de comprendre. Autant d'inepties concentrées en si peu de temps l'éloignaient de plus en plus du goût du sang. Il pensait très fort à Manon. Il savait qu'elle comprendrait. Il leva les yeux vers le directeur et lui dit:" Elle a qu'a pas être blonde." Il comprit à son air furibard qu'il avait commis une erreur et passa à deux doigts d'une belle volée à en juger par les mains qui se crispaient sur le porte document Banque Populaire. Il put tout de même profiter de la fin de récré. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;    Manon était là, au milieu de la cour, sous le gros platane, un peu de coton hydrophile rougi au mercurochrome finissait de rendre son nez adorable. Elle le regarda. "Julien m'a dit ce que t'avais fait." Il sourit, ravi. "T'es sale. T'es un sale gitan." Il l'enlassa et la mordit à la base du cou, là où l'épaule commence et où les adultes s'embrassent, jusqu'au sang. La peau était tendre à cet endroit, autant que le bifteck du dimanche. Il aurait juré qu'elle émit un cri de plaisir.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;    Il sut ce jour là qu'on pouvait mourir d'amour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S.L.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3850003982562320421-6040764296643184027?l=abusloadoffaith.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/feeds/6040764296643184027/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/2009/11/cet-ete-encore-ca-avait-bien-crame.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3850003982562320421/posts/default/6040764296643184027'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3850003982562320421/posts/default/6040764296643184027'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/2009/11/cet-ete-encore-ca-avait-bien-crame.html' title=''/><author><name>N.H.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13987322017219738506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3850003982562320421.post-4474924971983300749</id><published>2009-11-10T00:31:00.000-08:00</published><updated>2009-11-10T00:42:17.369-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='poésie.'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Michel Houellebecq'/><title type='text'>M. Houellebecq: C'est comme une veine qui court sous la peau.</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;C'est comme une veine qui court sous la peau et que l'aiguille cherche à atteindre,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;C'est comme un incendie si beau qu'on a pas envie de l'éteindre,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;La peau est endurcie, par endroit presque bleue, et pourtant c'est un bain de fraîcheur au moment où pénètre l'aiguille&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Nous marchons dans la nuit et nos mains tremblent un peu, pourtant nos doigts se cherchent et pourtant nos yeux brillent.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;C'est le matin dans la cuisine et les choses sont à leur place habituelle,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Par la fenêtre on voit les ruines et dans l'évier traîne une vague vaisselle,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Cependant tout est différent, la nouveauté de la situation est proprement incommensurable,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Hier en milieu de soirée tu le sais nous avons basculé dans le domaine de l'inéluctable.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Au moment où tes doigts tendres petites bêtes ont accroché les miens et ont commencé à les presser doucement&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;J'ai su qu'il importait très peu que je sois à tel moment où à tel autre ton amant&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;J'ai vu quelque chose se former qui ne pouvait être compris dans les catégories ordinaires,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Après certaines révolutions biologiques il y a vraiment de nouveaux cieux, il y a vraiment une nouvelle Terre.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Il ne s'est à peu près rien passé et pourtant il nous est impossible de nous délivrer du vertige,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Quelque chose s'est mis en mouvement, des puissances avec lesquelles il n'est pas question qu'on transige,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Comme celles de l'opium ou du Christ, les victimes de l'amour sont d'abord des victimes bienheureuse&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Et la vie qui circule en nous ce matin vient d'être augmentée dans des proportions prodigieuses.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;C'est pourtant la même lumière, dans le matin, qui s'installe et qui augmente,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Mais le monde perçu à deux a une signification entièrement différente&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Je ne sais plus vraiment si nous sommes dans l'amour ou dans l'action révolutionnaire&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Après que nous en avons parlé tous les deux tu a acheté une biographie de Maximilien Robespierre.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Je sais que la résignation vient de partir avec la facilité d'une peau morte,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Je sais que son départ me remplit d'une joie incroyablement forte,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Je sais que vient de s'ouvrir un pan d'histoire absolument inédit&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Aujourd'hui et pour un temps indéterminé nous pénétrons dans un autre monde, et je sais que dans cet autre monde tout pourra être reconstruit.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;M. Houellebecq&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3850003982562320421-4474924971983300749?l=abusloadoffaith.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/feeds/4474924971983300749/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/2009/11/m-houellebecq-cest-comme-une-veine-qui.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3850003982562320421/posts/default/4474924971983300749'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3850003982562320421/posts/default/4474924971983300749'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/2009/11/m-houellebecq-cest-comme-une-veine-qui.html' title='M. Houellebecq: C&apos;est comme une veine qui court sous la peau.'/><author><name>N.H.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13987322017219738506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3850003982562320421.post-4652603211673236928</id><published>2009-09-22T05:28:00.000-07:00</published><updated>2009-09-22T05:41:09.467-07:00</updated><title type='text'>L'île partie 5: accident.</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Parce que c'est pas souvent qu'il nous arrive de vrais aventures, il faut quand même que j'écrive un petit mot sur celle-ci (histoire aussi d'éviter de la raconter quinze fois de plus, avec toujours de nouveaux détails).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Alors voilà : tout a commencé dimanche matin, quand le réveil a sonné, à six heures précises... ah non, sept heures, parce que quand Adi m'a dit "tu mets le réveil" la veille (j'allitère bien, hein ?), mon doigt a malencontreusement fourché ... Je passe sur les quelques rapides minutes qui suivirent la découverte de cet impair. Toujours est-il que nous nous retrouvâmes crasseux et aussi décaféinés que la chicorée de ma grand-mère dans la voiture qui devait nous conduire dans la plus belle de nos ballades. C'est sans encombre que nous roulâmes les cinquante premiers km (forcément, un dimanche à huit heures, c'est plutôt calme, ils sont pas complètement fous les gens). On s'est arrêté prendre du pain, le temps pour Adi de s'entendre souhaiter "Bonne fête" (oui, c'était la fête des mères, et à vingt-huit ans, quand même...), et nous voilà repartis vers un avenir qui n'était pas aussi radieux que nous l'eussions espéré. Car, à peine avions-nous dépassé une assez longue clairière rocailleuse (oui, la coulée de lave de 2007), voilà-t-y pas que la route s'en prit à nous (à force de la regarder de haut aussi...). Je ne m'en suis pas tout de suite aperçu (je rappelle que j'avais pas de caféine dans le sang), mais rapidement, la réalité s'est imposée à moi (hé oui, on peut pas toujours mettre des œillères ?) : nous dérapions.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Si vous voulez comprendre ce qu'on a vécu, il faut lire la suite en temps réel. Trois à quatre secondes maximum. C'est parti.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Donc, j'ai eu la nette impression que nous dérapions. Je me tournai alors vers Adi, et là, mon sens inné de la psychologie en général et féminine en particulier me fit comprendre que ce n'était pas tout à fait le moment de poser des questions (du genre "On dérape, non ?"). En effet, elle braquait à fond le volant vers la gauche alors même que, j'en étais sûr, la virage était vers la droite, et fixait la route d'un air quelque peu crispé, comme pour lui intimer de bien vouloir rester sous les roues de la voiture. Et, un instant, je crus que cela marchait. Puis, j'eus la très nette impression que l'arrière de la voiture cherchait à en doubler l'avant par la gauche. Adi a dû avoir à peu près la même sensation, puisqu'elle était maintenant en train de tordre le volant vers la gauche, sans doute pour couper la route à l'arrière-train. C'est à peu près à ce moment que la route réussit à s'échapper. Et là, il me faut m'inscrire en faux contre tous ceux qui disent qu'on voit alors sa vie défiler. Ce qui se produit alors, c'est une invraisemblable production de platitudes par le cerveau, sans doute primitif ("Merde, on a dérapé." "Merde, on va avoir un accident." " Putain, on va pas réussir à s'arrêter." "Merde, je parie qu'on va aller dans le ravin." ;" Putain, on s'est retourné." En revanche, j'ai effectivement pensé tout ça très vite, mais cela se comprend vu la qualité de la réflexion).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;On s'est extirpé de la voiture ; on avait rien. Adi a bien essayé de saigner, pour la forme, mais le coeur n'y était pas. Et, comme elle ne perd pas son sens de l'organisation pour si peu, elle a dit "il faut qu'on récupère les papiers, le sac, l'appareil photo,etc.". On avait pas de quoi siphonner le réservoir, c'est con parce qu'on venait de faire le plein. Et le garçon qui roulait devant nous et nous avait vu disparaître de son rétroviseur ("je savais bien qu'il y avait pas de chemin, ici, c'est pour ça que j'ai fait demi-tour quand je vous ai plus vus") est venu nous porter secours. En fait, surtout nous emmener chez les pompiers qui nous ont auscultés, préparés du café, des beignets de crevette et d'aubergine, et ont appelé un gars qui nous a vendus une nouvelle voiture (oui, ils sont très, très efficaces).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Bref, un bon dimanche, surtout que maintenant on a une voiture avec une autoradio qui fonctionne, une roue de secours, et des portes qui ferment. Et qui est rouge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;T.L.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3850003982562320421-4652603211673236928?l=abusloadoffaith.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/feeds/4652603211673236928/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/2009/09/lile-partie-5-accident.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3850003982562320421/posts/default/4652603211673236928'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3850003982562320421/posts/default/4652603211673236928'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/2009/09/lile-partie-5-accident.html' title='L&apos;île partie 5: accident.'/><author><name>N.H.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13987322017219738506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3850003982562320421.post-6089177997075016688</id><published>2009-09-20T05:25:00.000-07:00</published><updated>2009-09-20T05:32:14.236-07:00</updated><title type='text'>L'île partie 4: scrabble.</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Je m'occupe d'un club scrabble. Au collège. Dans mon emploi du temps. La première fois que la principale m'en a parlé, j'ai compris à une curieuse lueur dans ses yeux qu'il fallait que j'évite de sortir une connerie (c'est vrai que "le scrabble permet aux élèves de travailler le français et les maths, c'est un formidable outil pédagogique qui peut mettre fin à des situations d'échec"). Bon en même temps c'est un fait, on peut pas dire les élèves qui viennent au scrabble soient en situation d'échec (à part un, peut-être, incapable d'aligner trois mots correctement, mais toujours capable de trouver le mot compte triple qui vaut 157 points, et sans faute en plus. il paraît que c'est aussi un dieu en mots croisés et mots fléchés, une forme d'intelligence particulière quoi. En tout cas, je suis bien content qu'il ait trouvé un moyen de s'en sortir dans la vie, c'est sûr, il va faire carrière...). Tout ça pour dire que si je ne suis pas un inconditionnel du scrabble, je n'étais pas mécontent d'avoir une heure tranquille dans mon emploi du temps. Mais je me trompais, je croyais encore que le scrabble était un jeu, alors que c'est un état d'esprit, a way of life. C'est à l'aube de la première compétition régionale que j'ai enfin compris, quand un arbitre est venu nous voir pour évaluer les élèves et les briefer. J'ai alors découvert une nébuleuse, une institution vouée à repérer les surdoués du scrabble pour en faire leurs soldats de demain. Pour que tout soit bien clair, je vais essayer de vous raconter comment ça s'est passé :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Elle, l'arbitre : - Et ils jouent souvent ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Moi : -Ben, une heure par semaine...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Elle : - Mais, ils n'ont jamais le temps de faire une partie complète alors ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Ici, petite explication pour les novices, les ignorants des règles du jeu de scrabble en club. : on tire les mêmes lettres pour tout le monde, chacun cherche le meilleur mot qu'il peut trouver, et gagne les points de ce mot. Au tour suivant on repart du meilleur mot à la meilleure place selon l'ordinateur, pas selon moi... Il faut bien cinq à dix minutes pour chaque coup, entre le temps de dicter aux élèves les lettres tirées (toujours suivies d'un nom de pays, genre "B comme Belgique" ce qui donne lieu à des échanges comme celui-ci):&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Moi : - W comme, ......, euh, Wapiti.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Les élèves : - Mais, monsieur, c'est un animal.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;L'arbitre : - Il faut dire W comme ...... (là, un truc, je me souviens pas quoi).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Moi : - Ah, d'accord. W comme .... (le truc que je sais plus) les enfants. (Oui, parfois, je les appelle les enfants.)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Elle, venant vers moi :- Il est facile ce tirage, hein ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Moi, qui n'avais pas regardé la réponse sur l'ordi : - Ouuiii...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Elle : - On voit tout de suite le maçonnage.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Note pour les novices et les ignorants : le maçonnage, c'est quand on s'arrange pour que deux mots soient rattachés l'un à l'autre par plus d'une lettre, quand ils sont collés dans le même sens, ça fait gagner vachement plus de points.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Moi, rassemblant mes connaissances sur le maçonnage, et tentant de le distinguer du pivot (honnêtement, vous vous en souviendrez pas demain, alors le pivot...) : - Bon écrivez! (ça, c'est ce qu'il faut dire quand le temps de recherche imparti est terminé. Les élèves comptent alors leurs points et doivent écrire leur mot sur une petite fiche).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Elle : - Mais vous ne minutez pas le temps ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Moi : - A peu près quoi...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Là, je me suis enfui pour ramasser les fiches des élèves, je leur ai demandé leur mot, je leur ai dit bravo, en particulier à celui qui avait trouvé le meilleur mot (wu, tous ceux qui jouent un tant soit peu au scrabble savent que c'est une unité de mesure chinoise, m'a dit l'arbitre. Ou c'est une langue, je sais plus). Et quand je suis revenu avec leur fiche, j'ai senti qu'elle attendait quelque chose. Je l'ai regardée, elle m'a regardé ... Enfin, après de longues secondes, elle m'a demandé, comme si elle avait un peu honte pour moi :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Elle : - Mais... Vous ne comptez même pas les points ? Comment peuvent-ils savoir qui est le meilleur ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;J'ai rapidement fait défiler dans mon esprit les mots qu'avaient trouvés les élèves : pipi (depuis que Lucas sait qu'on a le droit aux gros mots, il est particulièrement investi), iper (non, ça n'existe pas), et wu qui avait été trouvé par celui qui gagne tout le temps. J'ai jeté un coup d'œil à Matthias, qui continue à venir bien qu'il soit incapable de faire plus de 4 points sur un mot.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Moi : - Ben, ils savent à peu près où ils en sont. Ceux qui ont en envie comptent leurs points.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Elle, distribuant une feuille blanche à tous mes petiots : - Désormais, il faut que vous comptiez vos points, sinon, vous allez être ridicules à la compétition de samedi.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Matthias : - Monsieur, j'ai fait 7 points, c'est ça ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Moi : - Euh, non Matthias, tu as fait zéro. Iper, ça n'existe pas.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Matthias : - Ah...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Moi : - Hé.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Sébastien : - Et moi, j'ai fait 15, c'est ça ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Moi : - Non, il faut d'abord compter les lettres compte double avant les mots compte double.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Elle : - Comment ça ? Ils ne savent même pas compter ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Moi : - Mais si, mais si, ils savent... Mais ils font encore des petites erreurs parfois.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Elle : - Vous devez bien comprendre qu'on ne peut pas progresser si on ne connaît pas son niveau. Vous les notez, vos élèves, en classe, quand même ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Moi : - Oui, en classe.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Elle : - Et bien ici, c'est pareil. Il faut qu'ils sachent se situer, et qui ils doivent battre.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Il me faut ici noter qu'une légère irritation commençait à m'envahir. J'ai donc pris sur moi pour m'écraser consciencieusement&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Moi : - Vous savez, je viens d'arriver. Et je découvre à peine les subtilités du jeu.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Elle, se tournant vers la principale : - Ah, c'est un remplaçant qui s'occupe du club ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;La principale, prenant à peine le temps de me foudroyer du regard : - Oui, mais son prédécesseur était très efficace... Et la plupart des élèves ne sont qu'en sixième.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Matthias, se glissant dans la conversation : - Oui, mais moi, j'ai redoublé.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;L'arbitre, n'ayant même pas besoin d'ignorer Matthias pour ne pas l'entendre, se tourna vers moi, une lueur mauvaise d'espoir dans les yeux : - Et vous ne serez plus là l'année prochaine, si ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;C'est à peu près à ce moment-là que la cloche a dû retentir. Il faut avouer qu'on a pas été très performant au tournoi du samedi matin (oui, j'y suis allé, je les aurais pas abandonnés quand même). Et les élèves me demandent encore parfois pourquoi la principale ne vient plus les voir jouer entre midi et deux, elle venait toujours quand c'était le gars que je remplace.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;T.L.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3850003982562320421-6089177997075016688?l=abusloadoffaith.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/feeds/6089177997075016688/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/2009/09/lile-partie-4-scrabble.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3850003982562320421/posts/default/6089177997075016688'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3850003982562320421/posts/default/6089177997075016688'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/2009/09/lile-partie-4-scrabble.html' title='L&apos;île partie 4: scrabble.'/><author><name>N.H.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13987322017219738506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3850003982562320421.post-375347884443067485</id><published>2009-09-15T11:56:00.000-07:00</published><updated>2009-09-15T12:07:17.830-07:00</updated><title type='text'>L'île partie 3: QWAN KI DO</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_nf9ozD5hDVo/Sq_lnZJoshI/AAAAAAAAAAo/dPjHswSYNes/s1600-h/video_140.png"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 140px; height: 110px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_nf9ozD5hDVo/Sq_lnZJoshI/AAAAAAAAAAo/dPjHswSYNes/s400/video_140.png" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5381772544659993106" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Je l'ai peut-être déjà fait remarquer, mais La Réunion, ce n'est pas bien grand. C'est pratique pour éviter les cyclones (déjà le troisième qui nous frôle, mais préfère s'exiler à Madagascar... en même temps, ils ont bien besoin de se distraire là-bas), mais parfois on regrette de n'être pas perdu dans une foule froide et anonyme. Quand j'ai commencé à faire du kwan ki do, j'étais tranquille, entouré d'inconnus devant lesquels je pouvais sans honte exhiber mon corps blanchâtre d'athlète parisien. Mon sang -froid s'émaillait à peine si l'on comparait ma façon de boxer avec celle des Brigades du tigre (ouais, il y a toujours, partout, un gars qui a fait l'école du rire. Généralement, c'est aussi le gars qui a fait 20 ans de boxe), ou si l'on me disait que non, il ne faut pas ramener son poing comme dans Dragon Ball avant de frapper. Et puis Kevin est arrivé. Le fils de l'entraineur. Celui qui a fait sa première prise avant de savoir marcher, dont le premier adversaire fut Sophie la girafe. Accessoirement un de mes élèves du lycée. Au début, il a été très poli. Il m'appelait encore monsieur, et je le sentais retenir ses coups. Et puis, on s'est entraîné au sol, aux clés. Quand j'ai senti ses deux jambes d'adolescent à peine pubère enserrer virilement mon cou, rapprochant inexorablement mon visage de parties que je ne saurais ici nommer, pendant que son père l'encourageait à affermir sa prise ("vas-y Kevin, le lâche pas"), je me suis une seconde demandé si l'un de nous pouvait être au regard de la loi coupable de quoi que ce soit. Et puis on a échangé les rôles. Tout m'a paru beaucoup plus normal.&lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;L'autre problème du qwan ki do, ce sont les stigmates qu'on y gagne. Le bleu sur les côtes ne se voit pas, la jambe amochée ne fait qu'aggraver la ressemblance qu'ont crue découvrir mes élèves entre le docteur House et moi. En revanche, le doigt dans l'œil permet à mes petits quatrièmes de me demander si j'ai fumé le zamal avant de venir, eux qui souffrent d'une forme intéressante de conjonctivite, ne se manifestant qu'en début de demi-journée. Les mêmes qui, voyant arriver les gendarmes venus faire de la prévention sur les drogues, me demandaient d'un air inquiet si on allait les fouiller.&lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;On devient un bon prof quand on commence à repérer les péchés mignons de ses élèves, à savoir quand ils mentent pour partir se reposer avec l'infirmière (pardon, à l'infirmerie). Ainsi, ces quatrièmes, j'ai du mal à les laisser sortir, tant ils ont mis de coups de machette dans le contrat qui nous lie. Mais, jeudi, quand deux d'entre eux m'ont fait comprendre à demi-mot qu'ils se sentaient vraiment mal, et qu'il leur fallait sortir ("monsieur, je vais me chier dessus"), j'ai su que leur gastro n'était pas feinte. C'est bien grand que je leur ai ouvert ma porte et sans arrière-pensée que je les ai laissé aller à leurs intestinales occupations, rabrouant d'un froncement de sourcil mental le prof aigri qui un instant s'était éveillé en moi, me suggérant (bien à tort) qu'ils allaient encore déclencher l'alarme incendie. D'ailleurs, la CPE m'a dit le lendemain combien j'avais eu raison : elle a pu ainsi les croiser, et appeler leur parents pour venir les chercher, eux, qui dès neuf heures étaient bourrés comme des coings, avaient tapissé l'escalier de rhum à demi-digéré et puaient tant l'alcool qu'elle avait envie d'en vomir dans son bureau. Et dire que je pensais qu'ils avaient fumé trop de zamal, moi, l'alcoolique repenti, le professionnel de la dive bouteille.&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;T.L.&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3850003982562320421-375347884443067485?l=abusloadoffaith.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/feeds/375347884443067485/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/2009/09/lile-partie-3-qwan-ki-do.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3850003982562320421/posts/default/375347884443067485'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3850003982562320421/posts/default/375347884443067485'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/2009/09/lile-partie-3-qwan-ki-do.html' title='L&apos;île partie 3: QWAN KI DO'/><author><name>N.H.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13987322017219738506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_nf9ozD5hDVo/Sq_lnZJoshI/AAAAAAAAAAo/dPjHswSYNes/s72-c/video_140.png' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3850003982562320421.post-3625379427560789779</id><published>2009-09-14T08:33:00.000-07:00</published><updated>2009-09-14T08:39:23.056-07:00</updated><title type='text'>Everything but the bossa.</title><content type='html'>&lt;p style="" class="EC_MsoNormal"&gt;&lt;span style="" lang="EN-US"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Everything but the girl, is a band which most people remember for their mid nineties track “missing “ but the band started out very differently indeed. The band Tracy Thorn (vocals) and Ben Watt (music) met at Hull University in the early eighties and both were in groups signed to the independent label Cherry Red, Thorn especially was in the quite well known group “Marine Girls”. In 1984 Everything But The Girl which had formed two years earlier released their first record “Eden” on Blanco Y Negro records. Eden must be one of the strangest most touching records of the eighties, an often acoustic record with a strong bossa nova feel, it goes very much against the fashion for synthesizers prominent in the early eighties. Thorn sings finely structured bossa tracks with a very distinctive voice and strong English accent, which makes one feel almost that Britain not Brazil is in fact the spiritual home of bossa.  The songs which are never over produced, talk of life and love in normal working class households of the time and the lyrics are a match for even the greatest eighties lyricist Lloyd Cole. On the whole due to its delicate nature and underproduction, “Eden” is still as fresh as the day it was made and cannot be be easily placed in time, like many of its other contemporaries. For your enjoyment here are two tracks “Each And Every One” the first track on the album which was a number 28 hit for the band and “Another Bridge” an beautiful heartfelt tune about realizing somebody was wrong for you.&lt;/span&gt;  &lt;p style="" class="EC_MsoNormal"&gt;&lt;span style="" lang="EN-US"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;&lt;object type="application/x-shockwave-flash" data="http://www.tilidom.com/dewplayer/dewplayer.swf?mp3=http://tilidom.com/tilidom/download/tiliplayer?file_id=330537" height="40" width="240"&gt;&lt;a href="http://tilidom.com/music"&gt;tilidom.com&lt;/a&gt; &lt;param name="movie" value="http://tilidom.com/dewplayer/dewplayer.swf?mp3=http://tilidom.com/tilidom/download/tiliplayer?file_id=330537"&gt; &lt;/object&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="" class="EC_MsoNormal"&gt;&lt;span style="" lang="EN-US"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;&lt;object type="application/x-shockwave-flash" data="http://www.tilidom.com/dewplayer/dewplayer.swf?mp3=http://tilidom.com/tilidom/download/tiliplayer?file_id=330539" height="40" width="240"&gt; &lt;param name="wmode" value="transparent"&gt; &lt;a href="http://tilidom.com/music"&gt;tilidom.com&lt;/a&gt; &lt;param name="movie" value="http://tilidom.com/dewplayer/dewplayer.swf?mp3=http://tilidom.com/tilidom/download/tiliplayer?file_id=330539"&gt; &lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="" class="EC_MsoNormal"&gt;&lt;span style="" lang="EN-US"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Enjoy!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;O.S.&lt;/span&gt;&lt;p style="" class="EC_MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3850003982562320421-3625379427560789779?l=abusloadoffaith.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/feeds/3625379427560789779/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/2009/09/everything-but-bossa.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3850003982562320421/posts/default/3625379427560789779'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3850003982562320421/posts/default/3625379427560789779'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/2009/09/everything-but-bossa.html' title='Everything but the bossa.'/><author><name>N.H.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13987322017219738506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3850003982562320421.post-4920956073916075968</id><published>2009-09-11T05:48:00.000-07:00</published><updated>2009-09-11T05:49:18.287-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Dérive des continents. Lenteur sentimentale. Au      milieu du soleil le vent froid souffle. L’eau coule fluidement. Au-delà      des néons, dans les bois ma semence perdue sur l’écorce. C’est comme taper      du poing sur un mur de briques. Sur mes genoux elle dort bien      tranquillement la petite pute, alors que je me fais du mauvais sang. La      vierge noire pleure des larmes de sang sur notre couple de fortune. Je      cherche de la paraffine sous mon lit, pour cristalliser son corps      princier. Je lui applique des zestes d’orange sur les paupières.      Partenaire particulier qui vient te demander des comptes pour le plaisir      que tu as pris avec son corps, ce morceau de viande souple. Moments      d’absence, d’une fraîcheur aquatique. Période d’après-guerre personnelle,      joyeuse et insouciante. Changer de masque. Changer de schème culturel, Se      sécher les poils, reprendre la route du cowboy solitaire. Cheveux d’or      percés de soleil désertique. Sur le moment la chose paraît peu      extraordinaire. « C’est normal » règne. Et pourtant cela n’a pas      de prix. Oublier ses chagrins .Retrouver la vérité  au-delà des collines. L’étendard de la      paix universelle dans les mains un soir d’automne. Regard à 360 degrés      d’une maison perdue au milieu d’un lac. Avec ton maître tu te sens bien à      la besogne quotidienne de racler le fond d’un vase de terre cuite. Assis, avachi sur un banc dans un      coin de salle sombre. Non. Assis bien droit dans un fauteuil confortable      avec un livre, une petite lumière à tes côtés alors qu’il pleut dehors.      Perspectives lointaines, table rase du passé. Goûter la saveur du jour      immobile dans un jardin originel, les gouttes de rosée perlant sur tes      épaules de golden-boy. Envie de pleurer. Avachi et faible dans la pénombre      qu’est-ce que je vais faire aujourd’hui ? Je peux avoir un peu de      ronronnement s’il vous plaît, des cheveux à caresser, un autre corps à      toucher ? Des petits bisous sur des petites lèvres qui vomissent de      la tequila. Un monde sans connaissance, sans art, devenir fou. Vivre      dangereusement, en sentant la mort partout. Cette nuit là je monte le long      d’un mur éclairé par la lune au visage triste. Plus haut un château perché      caché par une forêt. Ca raisonne bruissement de feuilles dans le soir. Le      lendemain, le sort me réserve un chaudron d’huile bouillante chinoise,      évacuant mes richesses personnelles. Vide de l’existence. Défaire une      poupée gigogne et cacher de la cocaïne dans la dernière. Je hais  je souffre, et te vois sourire sans moi.      Baise générale entre jeunes gens de bonne famille. Eléonore baise avec au      moins deux mecs. Elle écarte bien les gens la salope. Le gosse de quinze      ans jouit dans sa bouche. Nue, elle est content e que je sois là, je la      caresse un peu, puis on s’en va. Mon tee shirt pue. On va fumer uen      cigarette dans un fast food. Explosion de joie générale. Elle danse comme      une folle sur la musique de son walk-man complètement différente de celle      que les autres gens écoutent. Etourdie elle sort , embrasse son copain sur      les lèvres et se fait écraser par un camion rempli d’essence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S.V.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3850003982562320421-4920956073916075968?l=abusloadoffaith.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/feeds/4920956073916075968/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/2009/09/derive-des-continents.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3850003982562320421/posts/default/4920956073916075968'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3850003982562320421/posts/default/4920956073916075968'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/2009/09/derive-des-continents.html' title=''/><author><name>N.H.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13987322017219738506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3850003982562320421.post-1581475739742924426</id><published>2009-09-06T04:54:00.000-07:00</published><updated>2009-09-06T05:13:03.707-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='schyzophrénie gitane'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='décadence épidermique'/><title type='text'>La dégénerescence mentale et physique des petites classes.</title><content type='html'>&lt;span style="font-family: lucida grande;font-family:arial;font-size:100%;"  &gt;Décadence épidermique dans bourg de village.&lt;br /&gt;Extravagence des sous cultures. Atmosphère musicale transcendantale,&lt;br /&gt;sidérante et sidérale, proche d'un Ohio.&lt;br /&gt;Tristesse et folie verbale.&lt;br /&gt;Mon ami donne des coups de boule pour dire "Je t'aime".&lt;br /&gt;On lui renvoit la révérence, à six reprises.&lt;br /&gt;Il aime beaucoup, mais lui ne s'aime pas.&lt;br /&gt;Schizophrénie gitane. Michto est malade.&lt;br /&gt;Un coup de boule pour dire "Je t'aime".&lt;br /&gt;Je te tire les cheveux, je te traîne par terre, je te jette dans ma Mercédès, modèle des années quatre-vingt-dix.&lt;br /&gt;Je t'enferme dedans pour te rouer de coups, car tu es allée au village avec un autre que moi, pour acheter des chocolatines.&lt;br /&gt;Je te roue de coups et de pains car tu m'appartiens.&lt;br /&gt;Un Berlinois infâme libidineux, à quatre heures du matin.&lt;br /&gt;Nous faisons griller une énorme rouelle de porc, moment vital.&lt;br /&gt;Il me dit, qu'il aimerait bien me montrer sa bite, grande, en la posant sur la grille de barbecue improvisé.&lt;br /&gt;Il me dit qu'elle ressemblerait alors à une grosse saucisse de Frankfurt, grillée et strillée.&lt;br /&gt;Je l'ignore, malgré sa présence gluante et pesante, et je me dis, que, définitivement, je hais ces hommes là, et que, je lui éclaterais bien la gueule à ce gros con tatoué, dégarni, et sale.&lt;br /&gt;Je traine, avec mon joli t-shirt Requin, tourne autour de cette maison, symbole de fuite, de perdition mentale de bas étage, de bulldozer Caterpillar pour une idée de l'amour, de rancoeur viscérale.&lt;br /&gt;Je m'ennuie mais je me sens bien.&lt;br /&gt;Je mange des cerises, je ne bois aucunement, et m'affaire dans un rôle de psychothérapeute des bas-fonds pour secourir un autre ami.&lt;br /&gt;Vautré dans un amas de verres pilés, il vient de s'ouvrir le bras au niveau des tendons. Il est défoncé, rit, en disant que ce n'est pas grave, et qu'il veut boire son sang.&lt;br /&gt;Un autre garçon, encore jamais vu, vient de prendre un trip. Il commence à chauffer les amis hétéros. &lt;br /&gt;Pour s'enfuir dans un délire de rejet et d'auto-flagellation.&lt;br /&gt;Pour ensuite poursuivre dans un trip de montrage de bite, camouflée dans un string bizarre un peu sado masochiste, &lt;br /&gt;Se roule par terre quasiment nu, sur une musique de Knifeandchop ( malgré tout mortelle),&lt;br /&gt;Et  hurle comme un enfant malade, qui scande l'abandon de sa mère.&lt;br /&gt;Il poursuit dans un délire Gilles de La Tourette, " Bandes de saloooooooooooopes, bande de puuuuuuuuuutes, blaireaux, chiiiiiiiiennes je vous haies!!!!! " pour finalement, terminer, nu au petit matin, dans le bourg du village, en pleurant qu'il voulait voir son Papa et sa Maman, le nez fracturé.&lt;br /&gt;Par là encore, la gencive ensanglantée de xavier, donne un millième sourire de mort-vivant.&lt;br /&gt;"Ma Miss m'a mordu la joue."&lt;br /&gt;Le notaire a récupéré Mathieu, nu devant l'église du village, l'a ramené chez lui et l'a habillé, puis son papa et sa maman sont venu le chercher."&lt;br /&gt;Mathieu a apparemment trente quatre ans.&lt;br /&gt;" Shanty essaye de serrer Christine !".&lt;br /&gt;Shanty est arrivé à ses fins, Christine, ivre, s'est donné à lui, près de la cheminée, dans une immense buée trouble de désespoir.&lt;br /&gt;Jeunesse trentenaire post-pubère, humiliation intraveinale, désœuvrement sentimental, mélange ensanglanté de verres pilés,&lt;br /&gt;de noyaux de cerises,&lt;br /&gt;de mégots de clopes,&lt;br /&gt;de porcelaines de Limoges brisées, et d'organes tristes.&lt;br /&gt;Je me sens très bien, mais triste de voir tous ces tas de cadavres.&lt;br /&gt;Les "jeunes" des villages "bas -fonds", devraient se rassembler le Dimanche matin en Mobylette, pour se réunir autour des Casse-bouteilles,avant de finir au Casse-pipe.&lt;br /&gt;DID YOU FUCKING GET IT?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C.L.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3850003982562320421-1581475739742924426?l=abusloadoffaith.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/feeds/1581475739742924426/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/2009/09/la-degenerescence-mentale-et-physique.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3850003982562320421/posts/default/1581475739742924426'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3850003982562320421/posts/default/1581475739742924426'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/2009/09/la-degenerescence-mentale-et-physique.html' title='La dégénerescence mentale et physique des petites classes.'/><author><name>N.H.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13987322017219738506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3850003982562320421.post-2259800459528438065</id><published>2009-09-04T01:02:00.000-07:00</published><updated>2009-09-04T01:04:59.970-07:00</updated><title type='text'>L'île partie 2: les bêtes.</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Et voilà, nous sommes à nouveau seuls, livrés à nous-mêmes sur un point au milieu de l'océan (même à la météo le soir, on voit pas l'île sur l'image satellite, c'est dire).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Il s'en est pourtant seulement fallu d'un cheveu pour que le destin en décide autrement (enfin, plutôt un poil de Demis Roussos, les parents d'Adi sont arrivés quatre heures en avance à l'aéroport. Non, la mère d'Adeline n'a pas l'habitude de se laisser faire par le destin).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Or donc, nous voici seuls face à une nature sauvage et indomptée. Certains esprits chagrins me diront qu'aucun animal vénéneux n'est présent sur l'île, que les scorpions ne sont pas mortels, que le seul lion jamais vu sur l'^le est empaillé au musée d'histoire naturelle de st Denis, mais que oui, je peux voir des crocodiles au croc'parc (oui, il y a un croc'parc...). Je leur répondrai, ben qui z'y viennent. Quelques exemples récents suffiront à montrer à chacun à quel point le darwinisme règne encore en maître ici.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Nous sommes à la veille de la fin de mon remplacement. Étrangement, il me reste encore une trentaine de copies à corriger (ou peut-être soixante, j'avais deux classes ce jour-là). Toujours est-il que j'étais seul sur le canapé, absorbé par mon travail, commentant à mi-voix les propos de mes élèves, quand, alors que je levais les yeux dans la vaine quête d'un public qui légitimerait mon mécontentement, mon regard s'arrêta sur elle. Je demeurai figé. J'espérai un instant qu'elle fut l'œuvre d'un quelconque delirium tremens, mais il y a malheureusement bien trop longtemps que j'ai arrêté de boire.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;C'était une gigantesque araignée, genre mygale (oui, je savais que ça n'en était pas une, mais n'empêche qu'elle y ressemblait), grosse au moins comme une assiette (à dessert ; en tout cas, plus grosse qu'une soucoupe, je suis formel). Enfin, après une infime phase d'observation, pas plus d'un quart d'heure à la regarder sans bouger, façon duel dans Il était une fois dans l'Ouest, je pris mon courage à deux mains : je claquai des doigts pour réveiller Mafou et la lui désignai en soufflant "attaque!". Il a vaguement regardé mes doigts, s'est étiré, a baillé profondément et s'est rendormi.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Cette bataille, je le comprenais maintenant, il fallait que je la mène seul (en plus, elle avait l'avantage des couleurs : je ne sais pas si vous avez remarqué, mais une araignée noire sur un mur blanc, c'est tout de suite vachement impressionnant... moi, j'étais torse nu sur une tenture rouge, et je revenais de la plage, alors, vu comme je bronze, vous pensez...).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Bref, j'ai vu où était mon devoir... j'ai baissé les yeux sur les copies pour ne plus les relever, malgré les multiples provocations de la sale bête (genre bouger, faire "tip-tip" avec ses pattes, tout ça...).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Et si encore il n'y avait eu que la mygale (oui, je sais, la grosse araignée) ; ainsi, l'autre matin, après avoir pris ma douche (oui, on a l'eau courante), , confiant dans mon avenir (non, toujours pas de remplacement en vue), j'enfilais tranquillement mon pantalon lorsque je sentis soudain un frétillement rageur contre ma cuisse. A peu près sûr que toute activité spontanée et matinale était à exclure, tant du point de vue de l'heure que de la taille de ce qui agitait mon entrejambe, je me mis à secouer frénétiquement le pied, puis à trépigner sur place une bonne trentaine de secondes en fixant la saloperie de lézard qui avait choisi mes frusques comme dortoir.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Et les musaraignes, hein? Elles sont un peu cons ici : elles annoncent leur arrivée par un cri aigu et décidé, genre "kiiiii". L'une d'elles nous ayant donc prévenus de son entrée dans la chambre, Adi se tourna vers moi pour me dire "Tanguy, il y a une souris!". Cela réveilla naturellement en moi les féroces instincts du chasseur ; ni une, ni deux, je me lève et cours vers le salon. Je chope Mafou, et le place devant la cachette de l'intruse. Celle-ci alors fit alors retentir son cri dans la moiteur de la nuit réunionnaise. Et le chat, d'un mouvement souple et ô combien félin, courut se réfugier au salon, effrayé par ce hurlement strident.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Et puisqu'on parle d'animaux sauvages, je pense que le moment est venu de parler d'un sujet qu'Adi veut me voir traiter ici depuis des jours, sinon des semaines... notre (ou plutôt son) nouveau scooter. Je ne pense que cela intéresse vraiment les gens, mais devant l'insistance de ma moitié, je plie (non, je ne romps pas).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;On a longuement hésité entre les différents modèles pour finalement choisir celui dont le vendeur nous avait dit "ah, non, celui-là, vous risquez pas de vous le faire voler, c'est sûr". Et, au vu des réactions des gens depuis, effectivement, celui-là, on ne risque pas de se le faire voler (ex: "mais c'est quoi ce scooter de papy?!").&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;Chacun connaît ma légendaire capacité à synchroniser mes mouvements, et mon sens inné de l'équilibre, nul ne sera donc étonné de savoir que j'ai rapidement réussi à maîtriser la bête. A peine deux accidents, et je l'ai déjà utilisée trois fois fois (enfin, mercredi je l'aurai utilisée trois fois). Et puis, je pouvais difficilement les éviter : la première fois, c'est un peu la faute de la route (ou de la dde, je sais pas) ; je roulais plutôt calmement quand soudain une intersection s'est dressée devant mes pneus. Naturellement, je m'arrête, mais voilà-t-y pas qu'au moment de repartir, alors que je tourne le guidon, le sol est brusquement monté jusqu'à moi (quand j'ai dit à Adi que j'avais eu un accident, elle a été vraiment inquiète ; ses mots angoissés retentissent encore dans ma mémoire, tant leur douce sollicitude réchauffa mon cœur blessé : "T'as cassé le scooter?").&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;"&gt;La semaine dernière en revanche, le trajet s'est déroulé sans problème. Mais au moment de rentrer le scooter dans l'appentis, j'ai accéléré pour passer la petite marche qui en marque le seuil ; la roue arrière ripant sur le gravier, je libérai quelque peu la puissance de l'engin. C'est là que je me suis aperçu que les freins ne sont pas suffisamment serrés. A la joie d'Adi, le scooter n'a rien eu. Elle a cependant tenu à ce que je lui prouve que j'étais capable de réparer la porte du fond. Elle voulait aussi que ce moi qui ramène le scooter au vendeur pour le faire immatriculer, mais il est à son nom, je pouvais pas...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;T.L.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3850003982562320421-2259800459528438065?l=abusloadoffaith.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/feeds/2259800459528438065/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/2009/09/lile-partie-2-les-betes.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3850003982562320421/posts/default/2259800459528438065'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3850003982562320421/posts/default/2259800459528438065'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/2009/09/lile-partie-2-les-betes.html' title='L&apos;île partie 2: les bêtes.'/><author><name>N.H.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13987322017219738506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3850003982562320421.post-4341035019742403710</id><published>2009-09-02T07:35:00.000-07:00</published><updated>2009-09-02T07:36:17.197-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;object width="425" height="344"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/sscYIVx4CgY&amp;amp;hl=fr&amp;amp;fs=1&amp;amp;"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/sscYIVx4CgY&amp;amp;hl=fr&amp;amp;fs=1&amp;amp;" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="425" height="344"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3850003982562320421-4341035019742403710?l=abusloadoffaith.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/feeds/4341035019742403710/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/2009/09/blog-post.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3850003982562320421/posts/default/4341035019742403710'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3850003982562320421/posts/default/4341035019742403710'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/2009/09/blog-post.html' title=''/><author><name>N.H.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13987322017219738506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3850003982562320421.post-5549083897663876142</id><published>2009-09-02T03:53:00.000-07:00</published><updated>2009-09-02T03:55:08.174-07:00</updated><title type='text'>Epectase.</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;    La Mythe était né dans la merde. L'excrément s'était mélangé au lait maternel pour former une pâte onctueuse qui manquait de l'étouffer à chacune de ses tétées avides de marmot braillard. Le corps s'habitue à tout et il aime ça... La bouillie de l'enfance sans souvenir était devenue avec le temps un miel idéal comme déféqué par Dieu lui-même.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;    Jusqu'à l'âge de sept ans quand il allait à la selle il observait avec anxiété ses jambes écartées sur la faïence espérant à chaque nouvelle poussée recueillir dans ses mains jointes en bénitier sous son anus ne serait-ce qu'un minuscule cailloux laiteux. Lorsqu'il avait fini, il fouillait méthodiquement la masse qui brunissait ses doigts, s'enfonçant dans une dépression de plus en plus noire. Un jour il frappa pendant des heures son visage de ses mains merdeuses, si fort, qu'il s'évanouit. Son père le découvrit le lendemain, prostré dans la salle de bain aux murs éclaboussés. Une pâte collait à ses paupières comme de la terre glaise sèche.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;    A l'âge de sept ans il fut constipé pendant trois mois. Une sorte de médecin pour le cul vint l'examiner. Il lui déboucha l'extrémité de l'intestin à l'aide de ce qui ressemblait à s'y méprendre aux petites cuillères en argent du service du dimanche, celui qu'on sort quand la famille vient manger ou pour les invités de marque. Le petit demanda s'il pouvait jeter un coup d'oeil sur ce bouchon qui avait la couleur grisâtre d'une vieille merde de chien et n'en fit qu'une bouchée. Son père le frappa  alors et lui brisa deux dents de lait. Puis il fallut tuer le médecin du cul qui avait assisté à la scène - pour éviter que le bruit ne se répandit dans le village. Pour ceux qui n'y sont pas habitués, c'est que ça jase vite dans nos petits villages français... Cela ne posa pas problème outre mesure. Le père de La Mythe qui n'usait de la violence qu'en tout dernier recours ou seulement pour le bien de l'éducation de son fils n'eut qu'à lui proposer un café généreusement assaisonné de cyanure. Le médecin tomba lourdement sur la table éclatant la tasse en porcelaine dont quelques brisures vinrent se ficher au milieu de son front ridé comme un cul de vieille. On pouvait distinguer ça et là, entre les sillons creusés par le temps, des motifs bleu qui rappelaient un coq, une oie ou tout autre oiseau de basse-cour, ce qui somme toute lui allait assez bien au teint. Le temps de creuser le trou au fond du jardin, on dut entreposer le cadavre. Une bonne dose de chair pourrie enrichirait considérablement la terre du potager. Il incomba à La Mythe de porter le cadavre jusque sur son propre lit avant qu'il ne reçoive sépulture au milieu des topinambours.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;    Qui a dit que la mort était raide? Elle est flasque, lourde, désarticulée, un morceau de couenne sans os pour le soutenir. Une flaque de graisse qui dégoulinait entre les doigts de La Mythe, collait ses phalanges. Il le traîna par les cheveux, eut peur de sentir s'arracher le haut du crâne, hoqueta, chancela, vomit, s'essuya la bouche, le prit par les pieds. Son père lui envoya le sien au cul pour le motiver.. La Mythe tomba sur le corps, s'enfonça dans cette motte de beurre rance. Sa bouche rencontra celle du médecin. Il dégueula encore, recouvrant les yeux vides d'un bortsch épais. Le père, excédé par l'impuissance de son fils, le bouscula, chargea le mort sur son épaule gauche sans tituber; Un morceau de vomis presque solide s'envola de la base du nez du médecin pour venir s'écraser lamentablement sur les lames du parquet usé avec un bruit semi- liquide, le même que celui de la merde tombant dans les mains de La Mythe. Une nouvelle fois, son estomac se révolta. Attiré irrémédiablement par le sol, il se chia dessus. Une peur mystique, monstrueuse le transperçait. Il sentait un froid glacial et la trace d'un métal rouillé au fond de sa bouche. Il resta ainsi longtemps, la merde au cul le réconfortait. Il observait la solitude du futur locataire du fond du jardin qui se répandait maintenant sur son lit. Tout à coup, la main menue de l'enfant, volontaire, s'enfonça dans la poche du pantalon du mort, peut-être à la recherche d'un quelconque butin. Elle rencontra un objet dur, vaguement cylindrique qui nichait sous le tissu, attendant de le transpercer. Les boules imberbes du garçon se rétractèrent. Il empoigna le cylindre, le secoua violemment de droite à gauche. La tête du cadavre s'écroula doucement, au ralenti, sur la droite; La Mythe, horrifié, couru se réfugier aux toilettes où il resta jusqu'au soir.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;    Puis la nuit tomba avec son vacarme habituel, sa lumière aveugle, avec sa manie de violer l'espace conquis par l'homme  durant la journée.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;    La Mythe gagna son lit en rampant comme on aurait rampé devant une idole ou dans la boue. Ses dents à moitié cassées le lançaient encore: des clous émoussés s'enfonçaient dans ses gencives. La marque du père. L'hérédité. Le nez crochu la myopie la maladie arbitraire la connerie crasse et collante. La marque maudite. Il frotta sa main contre l'intérieur de ses lèvres. Il saignait; C'était mérité. Son père le lui avait dit. Le médecin était encore là. Brusquement, le lit le hissa jusqu'à lui, dans sa gangue d'étoffe avec une idée derrière la tête:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;    -"Un mot de travers le môme, un mot de travers et je t'étouffe. Un seul mot et mes démons te colleront au cul jusqu'à ta dernière nuit."&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;    Un médecin garde ses distances avec son patient. Pas celui-ci. La Mythe sentait son sexe tendu contre ses fesses décharnées. Le lit tout entier sentait déjà la chair pourrie. La chair pourrie, envieuse, quémandait de la chair fraîche. Lorsque les draps se refermèrent sur sa poitrine il sentit le feu de la pourriture lui serrer les côtes. Des lambeaux de peau élastique et puante se détachaient du sommier et se ruaient sur son corps comme la vermine sur un tas de merde, le fouettant jusqu'au sang, se fixant sur lui comme un troupeau de sangsues. Des sangles lui broyaient maintenant les os. La pourriture se mêlait à son sang, s'accouplait avec sa chair. Un geyser lui montait à la tête, martelait le fond de ses yeux. Il s'enfonça dans le matelas.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S.L.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3850003982562320421-5549083897663876142?l=abusloadoffaith.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/feeds/5549083897663876142/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/2009/09/epectase.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3850003982562320421/posts/default/5549083897663876142'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3850003982562320421/posts/default/5549083897663876142'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/2009/09/epectase.html' title='Epectase.'/><author><name>N.H.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13987322017219738506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3850003982562320421.post-3568759388387620080</id><published>2009-09-01T04:23:00.000-07:00</published><updated>2009-09-02T03:18:59.687-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_nf9ozD5hDVo/Sp0E5cTMtJI/AAAAAAAAAAg/UUmcDG0rx0A/s1600-h/korine"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 121px; height: 180px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_nf9ozD5hDVo/Sp0E5cTMtJI/AAAAAAAAAAg/UUmcDG0rx0A/s400/korine" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5376458915046012050" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;    -Cet enculé de psy voulait lui faire cracher tous les membres sectionnés, les ventres ouverts, les blocs de viande sans nom, qu'il avait avalé là bas. Mais m'sieur  un bras ça r'passe pas comme ça par où c'est rentré. Pass'que ça fait comme un casier là dedans: les crabes qui y sont coincés y z ont plus qu'à se bouffer entre eux. Et après, celui qui reste, le plus fort, qu'a becqueté tous les autres, quand il est enfermé depuis assez longtemps pour croire à l'impossible, ben il s'met à bouffer le casier. Y sortira sûrement jamais mais en attendant il aura fait un putain de dégât avant de crever...&lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;  &lt;br /&gt;-Chéri... tu viens?? Fous le dehors l'autre là, c'est pas une heure pour s'pointer chez les gens ça. Fous le dehors et viens te coucher...&lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;  &lt;br /&gt;- Ouais c'est ça, j'arrive tout de suite. Allez venez on va aller boire un verre. C'est pas tous les jours que j'peux parler de mon frère. Le cul de ma gigouenss j'l'ai assez vu pour croire que c'est ma gueule dans le miroir.&lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;  &lt;br /&gt;-Tu crois que j't' entends pas sale con?&lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;  &lt;br /&gt;- Ta gueule pouffiasse, tu l'auras ton coup d'queue. Si c'est pas ce soir ce sera demain.&lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;   &lt;br /&gt;-Un coup d'queue molle ouais. Tu l'as dit ça à ton nouveau pote que tu bandais mou, hein, tu lui as dit? Allez les pédés cassez vous de chez moi et allez vous enfiler au bistrot. Et toi t'avises pas de rentrer ce soir, j't'ouvrirai pas de toute façon.&lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;  &lt;br /&gt;-C'est ça pétasse va te faire troncher par le voisin, comme d'hab'. Venez monsieur, on y va sinon j'vais la castagner.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Je regardais la bière au fond de mon verre, on aurait dit une flaque de boue après l'orage. Je ne me rappelais plus comment nous étions passés de chez lui à ce pub crasseux. Je ne me rappelais plus avoir bu et pourtant les verres vides couvraient l'étroite table. Il ne restait de la place que pour poser le coude.&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;  &lt;br /&gt;-Vous savez la guerre c'est moche. Thierry il était plus pareil après. Il restait des heures assis sur le canapé chez mes vieux, le même livre ouvert sur les genoux. J'me rappelle plus du titre, c'était un grand bouquin étroit, la couverture était noire, je crois qu'il y avait un visage blanc avec des yeux peints en noir aussi dessus. Et on voyait une raie rouge dans les cheveux. Il avait le regard vide, il pouvait rester des jours entiers assis là toujours dans la même position, sans bouger d'un poil. Il fallait lui poser la même question au moins quinze fois pour qu'il y réponde: "Ho Thierry, tu fais quoi là?" "Ho Thierry, tu fais quoi là?" "Ho Thierry, tu fais quoi là?"...&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;"je participe au grand concours d'immobilité. C'est chaud, tu sais...J'ai le bassin qui crame. Ca aide pas pour rester assis. Théoriquement j'ai même pas le droit de parler, mais bon, là ça va encore. Quand ce sera la finale, là faudra pas déconner. Parce que les japs ils déconnent pas eux, c'est des chauds les mecs à ce jeu..."&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Complètement allumé le Thierry j'vous dit. Vous savez la guerre ça vous...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Je n'ai pas très bien compris ce qui se passait à ce moment précis. Je lui écrasai mon verre en travers de la gueule comme si j'avais voulu le forcer à boire un peu plus énergiquement. L'autre me regardait avec ses gros yeux de poisson d'élevage, des bris de verres constellaient ses lèvres, le vrai sourire émail diamant. Au moins il l'avait fermée sa gueule. Il la bouclait même de ses deux mains, et les mots qui filtraient de ses gros doigts étaient bien rouges, je pouvait les voir: de la bonne barbaque saignante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S.L.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3850003982562320421-3568759388387620080?l=abusloadoffaith.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/feeds/3568759388387620080/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/2009/09/cet-encule-de-psy-voulait-lui-faire.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3850003982562320421/posts/default/3568759388387620080'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3850003982562320421/posts/default/3568759388387620080'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/2009/09/cet-encule-de-psy-voulait-lui-faire.html' title=''/><author><name>N.H.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13987322017219738506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_nf9ozD5hDVo/Sp0E5cTMtJI/AAAAAAAAAAg/UUmcDG0rx0A/s72-c/korine' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3850003982562320421.post-1406212364161465564</id><published>2009-08-31T05:19:00.000-07:00</published><updated>2009-08-31T22:25:17.700-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='punk'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='pub'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='bruce springsteen'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='graham parker and the rumour'/><title type='text'>Pub before punk.</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;In the early seventies when the general public were listening to glam rock and the hippies were in full throttle with prog rock, in certain bars in the west of London there was something else going on. As a reaction to the overblown music of the times certain young men were using a back to the roots formula, to create a music based on rhythmn n blues and early rock and roll, the simplicity of which in many ways paved the way for the punk movement that was to come. In fact many of the leading lights of the punk movement Joe Strummer, Elvis Costello and Ian Drury started off in bands from the pub rock scene, a scene which by 1976 was getting a fair bit of attention due to bands such as Doctor Feelgood with their famous guitarist Wilko Johnson breaking into the charts. Pub rock was simple direct with few solo's and catchy tunes and horn sections, simple pop music in a world which by this time was dominated by gradiose projects and massive ego's, all of which would be washed away by the tidal wave which was punk, and however much pub rock contributed to the birth of punk it too was washed away to be left almost dead by the new wave, either the leading lights were now truly punk themselves or had left the pubs behind. Probably the most talented of all pub rock performers was Graham Parker who with his group the Rumour was one of the first acts to have real commercial success, Parker was an ex mod who after trying hippidom rejected it completely and went back to wearing the striped blazer and tight jeans of his mod days, a sight to see in the flared up London of the seventies. This song "Stick To Me" is the title track from Parker's third album produced by Nick Lowe (producer of Elvis Costello) in 1977, which due to a problem with the magnetic tape had to be rerecorded in a week, giving the record a very direct and raw sound which has served it well over the years. In this track we can hear the talent of Brinsley Schwartz on the guitar, who himself had a well known group "Brinsley Schwartz" in the late sixties and early seventies, as well as that of Martin Belmont who was formerly in the other well known Pub Rock band Ducks Deluxe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;object type="application/x-shockwave-flash" data="http://www.tilidom.com/dewplayer/dewplayer.swf?mp3=http://tilidom.com/tilidom/download/tiliplayer?file_id=320152&amp;amp;showtime=1" width="240" height="40"&gt; &lt;param name="wmode" value="transparent"&gt; &lt;a href="http://tilidom.com/music"&gt;&lt;/a&gt; &lt;param name="movie" value="http://tilidom.com/dewplayer/dewplayer.swf?mp3=http://tilidom.com/tilidom/download/tiliplayer?file_id=320152&amp;amp;showtime=1"&gt; &lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Graham Parker and The Rumour - Stick To Me.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;&lt;br /&gt;While in London the pub rock movement was a minority movement for a certain few, the same thing was the case in the USA and many comparisons can be made between what was going on in the USA and Britain during this period, while Parker and Costello et all were playing a raw primitive rythmn and blues in the bars of west London, in the coastal towns of New Jersey Bruce Springsteen and his compatriots Southside Johnny and the Ashbury Jukes were doing the same thing. They too rejeted the owerblown pompous music of the times, and tried to play a music deeply influenced by the early rock and roll and doo wop of the late fifties early sixties. The album which broke Springsteen to the general public "Born to Run" (1975) shows clearly this return to the roots of rock, and shares with the english pub rock the use of simple songs, a horn section and a production similar to Phil Spector in his early days. This track "Tenth Avenue Freeze Out" shows clearly through the use of the horns the love for the early rock n roll of the fifties, and a comparison is easily made with Parker's track.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object type="application/x-shockwave-flash" data="http://www.tilidom.com/dewplayer/dewplayer.swf?mp3=http://tilidom.com/tilidom/download/tiliplayer?file_id=320154&amp;amp;showtime=1" width="240" height="40"&gt; &lt;param name="wmode" value="transparent"&gt; &lt;a href="http://tilidom.com/music"&gt;&lt;/a&gt; &lt;param name="movie" value="http://tilidom.com/dewplayer/dewplayer.swf?mp3=http://tilidom.com/tilidom/download/tiliplayer?file_id=320154&amp;amp;showtime=1"&gt; &lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bruce Springsteen - Tenth avenue freeze out.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;O.S.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3850003982562320421-1406212364161465564?l=abusloadoffaith.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/feeds/1406212364161465564/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/2009/08/pub-before-punk.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3850003982562320421/posts/default/1406212364161465564'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3850003982562320421/posts/default/1406212364161465564'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/2009/08/pub-before-punk.html' title='Pub before punk.'/><author><name>N.H.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13987322017219738506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3850003982562320421.post-6042925500715151840</id><published>2009-08-27T04:02:00.000-07:00</published><updated>2009-08-28T04:34:19.383-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='chemise hawaïenne'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='fils tropical'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='rigolo'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='pétanque'/><title type='text'>Haïku "OBUT" de big bisou.</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Alors que je lis un passage de Cyrulnik sur le rêve et les réminiscences oniriques, j’entends mon chien au loin, qui en dormant aboie. Il doit surement rêver de baston.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;BASTARD ,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Tu as voulu me faire passer l’arme à gauche,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Mais cependant je soigne mon coup droit et mes arrières.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;1, 2, 3, nous irons au bois&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;4, 5, 6, mitrailler et exterminer le vice&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;7,8,9 , au placard les idées vénéneuses.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Pur sang au sang chaud&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Le mors aux dents, et des truites dans le ciboulot,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Je fais la planche debout et me déhanche&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Sans rythme.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Je soigne ma droite, &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Vingt pas en avant, un pas en arrière&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;J’ai mangé tout le chocolat, fumé toutes mes lucky strike.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Ca sentait la bagarre, il y avait émulation de roussi.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Rokmout sur les pentes douces des collines,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;J’ai soigné mon esprit pour gagner le juste prix.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Ma roue de la Fortune a été crevée par un tir de pétanque OBUT.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Un seul but, mon but.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Je suis très triste pour la pauvre Françoise Dolto, détruite par l’œuvre enfantile de son gros fils tropical.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Une tendre pensée pour Big Bisou.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;La bicyclette de Françoise a crevé sur la route, Freud lui aurait dit qu’elle manquait de rustine infantile.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;J’ai décanillé paranormalement  ton image de gros dégueulasse.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Je soigne mes arrières, et te fais passer l’arme à gauche.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Sans rancune.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Aucune.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Bastard Basque.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;C.L.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3850003982562320421-6042925500715151840?l=abusloadoffaith.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/feeds/6042925500715151840/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/2009/08/haiku-obut-de-big-bisou.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3850003982562320421/posts/default/6042925500715151840'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3850003982562320421/posts/default/6042925500715151840'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/2009/08/haiku-obut-de-big-bisou.html' title='Haïku &quot;OBUT&quot; de big bisou.'/><author><name>N.H.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13987322017219738506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3850003982562320421.post-3884387933187339863</id><published>2009-08-25T08:24:00.000-07:00</published><updated>2009-08-27T04:39:14.391-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='quechua'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='nature'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='tourisme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='intense'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='île de la reunion'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='loisir'/><title type='text'>L'île intense.</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Peut-être est-il temps, après presque trois mois passés ici, de parler enfin de sujets qui fâchent, d'ouvrir nos coeurs (et nos shacras) à une réflexion sans tabous, de jeter un caillou dans l'océan sans avoir peur d'être éclaboussé. Car enfin, soyons clairs, nous sommes venus à La Réunion pour gagner plus d'argent certes, mais aussi parce que soit disant dans ces pays du sud la vie est "tranquille", les gens sont "détendus" et font constamment la fête. Moi, naturellement, j'avais des doutes, j'avais déjà l'impression d'avoir épuisé mon potentiel de glandage à Paris ; mais tous, vous m'avez détrompé, mes capacités étaient encore largement inexploitées et n'attendaient qu'un contexte favorable pour se réaliser pleinement. Et moi, dans mon infinie crédulité, je me suis envolé vers ce nouvel Eden.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Les premiers temps, je ne me suis pas vraiment inquiété, : nous changions de vie, il me semblait normal de ne pas avoir trop de temps pour nous, il fallait juste qu'on s'installe, c'était l'affaire de quelques semaines, après on décrocherait. Naturellement, je me voilais la face, je refusais de voir qu'une réalité autrement sordide s'imposait à nous. Pourtant certains indices auraient dû attirer mon attention : des plaques maronnasses apparaissaient sur ma peau, j'avais des courbatures, je me levais plus tôt et fumais moins, il me manquait dans la bouche ce goût de cendre au réveil... Mais j'attendais encore l'influence bénéfique de La Réunion, je croyais que si d'aucuns ne cessaient de parler du rhum et de la langueur créoles, je devais bien avoir quelque chose à apprendre ici.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Puis, peu à peu, insidieusement, un doute a commencé à voir le jour dans mon esprit. Je crois que la première fois, c'est quand on m'a dit que les cours commençaient à 7h40. Une sorte de sonnette d'alarme a retenti dans un coin de mon cerveau (le genre de sixième sens que développent ceux qui vivent à proximité du danger, et qui les avertit de la présence d'un sniper, ou d'une mine anti-personnelle). Mais cela n'a pas suffit : j'ai préféré croire que c'était parce que le soleil se couche plus tôt, ou pour pouvoir avoir des après-midi moins remplies, et faire la sieste. Et là, on m'a parlé du grand raid : la diagonale des fous : une course qui traverse La Réunion sur les chemins, dans la montagnes. Au début, j'ai pensé que c'était un genre de Paris-Dakar pour feignants, avec quelques européens friqués venus faire du tourisme sur l'île, sous couvert de sport. J'étais juste un peu surpris que Tf1 ou France 2 ne parraine pas l'affaire pour montrer comme il est beau l'homme quand il vainc la sauvage nature de ces contrées reculées.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;J'y pensais presque plus quand Adeline et moi avons fait notre premier week-end de randonnée : on avait décidé d'aller se reposer dans un trou inaccessible en voiture, où qu'on pourrait se baigner au pied d'une cascade. On arrive au chemin vers sept heures, et là , étrangement, il y a déjà une dizaine de voitures au bout du sentier. On pense alors avoir eu une bonne idée, que ça doit vraiment être beau en bas (oui, on faisait une ballade à la con du genre d'abord tu descends, t'es content et c'est beau, ensuite tu remontes, t'en chies et tu rentres chez toi), et puis quelqu'un nous a dépassé, en courant, et pas un gendarme avec une civière à la main, mais un gars en cycliste avec un walkman. Il nous a même dit bonjour, entre deux foulées, avant de disparaître au virage suivant. C'était le premier. Il y en eu d'autres, innombrables, et chacun de ces corps effleurés me faisait davantage prendre conscience de la vanité de mes illusions. Mais je ne touchais réellement le fond que lorsque, à mi-chemin, faisant une pause bien méritée, nous vîmes un premier coureur qui remontait, de son pas allègre et insouciant, nous gratifiant au passage d'un re-bonjour rigolard.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Bref, nous étions, comme nous l'apprîmes par la suite, sur l'une des nombreuses pistes d'entraînement de ce putain de mythique grand raid auquel tant de réunionnais participent qu'il est nécessaire de faire un tirage au sort pour sélectionner les concurrents.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Depuis, je m'efforce de résister, de lutter contre les tentations. J'arrive encore certains jours à me lever après dix heures, mais il me faut avouer que j'ai commencé à faire du sport. D'abord, Adi m'a convaincu d'assister à une séance de yoga. Puis, je me suis inscrit à un cours de kwan ki do. C'est un truc sympa, alliant le yoga justement et le tai chi, qui facilite la méditation, équilibre les énergie, et ouvre l'esprit à l'harmonie transcendante du tout. J'ai juste un peu tiqué quand on m'a appris la première prise (tu lui chopes le bras, tu lui éclates la tête, tu le renverses à terre, et là t'as le choix, soit tu lui casses le coude, soit tu lui déboîtes l'épaule, soit tu lui éclates les couilles, soit tu l'assommes), j'ai vaguement protesté que j'avais du mal à frapper un homme à terre, mais on m'a expliqué qu'il fallait être sûr qu'il se relèverait pas (ils m'ont aussi dit qu'il fallait faire attention avec les arts martiaux , qu'il fallait pas frapper trop vite, parce que tu peux tomber sur un flic, et là, t'as l'air con...).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Les parents d'Adi, qui sont ici, je le rappelle pour ceux à qui je ne l'ai pas suffisamment répété, pendant nos deux semaines de vacances, commencent eux aussi à perdre leurs a priori sur l'île : on ne mange pas si mal (même s'il n'y pas de truffes et que le vin de Cilaos est parfumé à la banane), les gens sont très ouverts (ils connaissent tous le Périgord) ; c'est juste dommage qu'il fasse si froid (dixit Joëlle). Hier soir, agréable petit dîner chez leur logeuse avec trois Suisses un peu démunis qui ont pu partager leur vision du monde avec mon beau-père ; ils nous dressés un petit catalogue (hi hi) de ce qu'il fallait visiter (juste pour info, le grand canyon, c'est peut-être pas aussi cool que la ballade en hélico entre les buildings de New-York), ont parlé avec Philippe des maux de la société française pendant que Joëlle me demandait pourquoi j'étais si taiseux...Enfin, ils sont partis faire un tour à St Gilles, on les revoit mercredi...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;T.L.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3850003982562320421-3884387933187339863?l=abusloadoffaith.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/feeds/3884387933187339863/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/2009/08/lile-intense.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3850003982562320421/posts/default/3884387933187339863'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3850003982562320421/posts/default/3884387933187339863'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/2009/08/lile-intense.html' title='L&apos;île intense.'/><author><name>N.H.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13987322017219738506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3850003982562320421.post-2214689436123071436</id><published>2009-07-21T11:16:00.000-07:00</published><updated>2009-08-25T08:57:54.957-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='nostalgie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='chien'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='mangrove'/><title type='text'>La haine de la nostalgie.</title><content type='html'>&lt;span style="font-family: lucida grande;font-family:arial;" &gt;Je traverse cette zone d’activité l’esprit parfaitement vide. Il est dix huit heure, le soleil découpe arbres et bâtiments en un dessin global aux contours précis et il fait presque trop chaud. Si j’y prêtait attention, l’architecture des bureaux, hangars ou magasins environnants, l’emploi de verre réfléchissant çà et là, le graphisme des enseignes, pourraient m’arracher un sourire vaguement moqueur, m’évoquer certains photographes contemporains, l’équivalence entre elles de toutes ces zones, à la lisière de chaque bled de France et d’Europe; à peu de choses près.&lt;br /&gt;Mais je ne m’ennuie pas, je marche.&lt;br /&gt;J’approche d’un hangar autour duquel la végétation est laissée à elle même, l’herbe est épaisse et haute, d’un vert dense. Des ronces courent partout, contaminent certains buissons et forment sur le sol un relief qu’aucun être ne semble autorisé à parcourir. Un grillage détendu et rouillé me tiens à l’écart de cette mangrove de banlieue le long duquel une bande, d’à peu près un mètre de large, est étrangement préservée du monstrueux agglomérat végétal. Je pense à l’étouffement, à la foule, je me remémore ces chaleurs qui rendent l’air épais.&lt;br /&gt;Je ne me suis pas arrêté de marcher quand des aboiements violents stoppent mes réflexions sur la nature et la végétation. «C’est juste un chien»; c’est plutôt exactement un chien, rien ne le rend particulier, ni gros, ni petit, ni beau, ni laid, pas de race distinctive. Ce foutu animal est un chien au premier coup d’oeil mais ne sera jamais plus, même après des heures passées à l’observer. Je remarque que je l’animal est arrivé à mon niveau sans que je puisse vraiment savoir d’où, ni comment.&lt;br /&gt;Il gueule comme un damné et se jette contre le grillage si fort qu’il rebondit, retombe en arrière puis recommence dans un mouvement perpétuel et désorganisé; absurde.&lt;br /&gt;Ses hurlements me sont parfaitement insupportable.&lt;br /&gt;«TA GUEULE, MERDE!». Rien n’y fait.&lt;br /&gt;Je m’arrête pour le regarder.&lt;br /&gt;Nous sommes maintenant face à face il continue son cirque furieux presque comme si sa vie en dépendait, je ne bouge plus, je m’assoit et sors une cigarette.&lt;br /&gt;Il n’y a plus que ce chien et moi de part et d’autre du grillage.&lt;br /&gt;Ses aboiements diminuent puis cessent.&lt;br /&gt;Il s’assoit, immobile, face à moi.&lt;br /&gt;Je m’allonge, ferme les yeux, tire sur ma clope, je ne veux que profiter de ce que je crois être un moment de répit. Il remet ça. Je me redresse et recule un peu pour m’appuyer contre le premier objet vertical qui s’offre à mon dos. Il m’observe, il est de nouveau sur ses quatre pattes, chacun de ses muscles prêt à se contracter comme pour donner plus de puissance à une éventuelle nouvelle crise d’hystérie.&lt;br /&gt;Nous nous regardons. Et tandis que je trouve un lampadaire qui m’apporte le soutien voulu, j’espère que ces aboiements n’arriveront pas. Dans le cas contraire, je me verrais obligé de lui couper la chique à l’aide d’un bon coup pied ou de lui balancer le premier projectile à ma portée en travers de la truffe. Mais rien ne sort de sa grande gueule, et tout en continuant à respecter le silence, ses muscles se détendent, il s’allonge et pose sa tête sur ses pattes croisées.&lt;br /&gt;Je désire rester ici. Je n’ai besoin de rien sinon de ne pas être dérangé. Mais un doute s’empare de moi. Personne ne vient, c’est trop beau. Quelqu’un va radiner, l’autre va se remettre à gueuler pendant que le type me demandera sûrement ce que je fout là, si j’ai peur de la bête, si ça va... Cette possibilité se change en crainte à l’instant où mon désir de solitude se mue en fierté.  J’oublie ces considérations et j’allume une autre cigarette.&lt;br /&gt;N.H.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3850003982562320421-2214689436123071436?l=abusloadoffaith.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/feeds/2214689436123071436/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/2009/07/la-haine-de-la-nostalgie.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3850003982562320421/posts/default/2214689436123071436'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3850003982562320421/posts/default/2214689436123071436'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/2009/07/la-haine-de-la-nostalgie.html' title='La haine de la nostalgie.'/><author><name>N.H.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13987322017219738506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3850003982562320421.post-6203472938657740151</id><published>2009-07-21T10:42:00.000-07:00</published><updated>2009-08-25T09:03:16.543-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='machine'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='puissance'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='accident'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='mortel'/><title type='text'>J'fais plus de bruit qu'un deux et demi.</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_nf9ozD5hDVo/SmX_PPzkm_I/AAAAAAAAAAM/-aCZmedjIqc/s1600-h/car+crash.jpg"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:10px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 320px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_nf9ozD5hDVo/SmX_PPzkm_I/AAAAAAAAAAM/-aCZmedjIqc/s400/car+crash.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5360971568860404722" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:x-small;"&gt;Weege, car crash.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;p   style="margin: 0px; text-align: left; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;font-family:Helvetica;font-size:12px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p   style="margin: 0px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal; text-align: justify;font-family:Helvetica;font-size:12px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:100%;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;span style="font-family: lucida grande;font-family:arial;font-size:100%;"  &gt;Ce qui l’attire chez elle c’est sa puissance formidable. Quand  il lui tourne autour, il est happé par la force sourde qu’elle ne demande qu’à libérer.&lt;br /&gt;S’il a un boulot, il l’achète à crédit et en change à peu près chaque année (à chaque fois il fait une affaire). Sinon, il la vole ce qui entraîne un renouvellement plus fréquent mais une utilisation plus intense.&lt;br /&gt;Bien sûr, un homme qui entretient une telle affection pour une machine est rarement considéré comme une flèche. Mais qui s'occupe de ça?&lt;br /&gt;Sans vraiment comprendre ce qui se joue, il propulse sa machine sur les routes, à travers les rues. Son ego et sa puissance grandissent au fur et à mesure que la vitesse augmente. C’est un peu un test, un peu un jeu, ni vraiment utile, ni vraiment malin. Pas vraiment risqué mais quand même.&lt;br /&gt;Il reste un doute, la possibilité d’un freinage un peu trop tardif, d’une courbe mal négociée et le gentil couillon qui s’émancipe avec sa grosse machine se fout en l’air.&lt;br /&gt;Arrivé là, ça peut aller d’un bras cassé au décès en passant par la paralysie; pour lui, pour ceux d’en face ou pourquoi pas pour tout le monde. Ce petit doute, cette éventualité c’est l’incarnation fulgurante  de l’anomie.&lt;br /&gt;C’est précisément ce qu'il y a de fascinant chez notre spécialiste: la puissance de sa machine mise en relation avec son libre arbitre (la possibilité d’être pris pour un cador), devient cette possibilité mortelle.&lt;br /&gt;N.H.&lt;/span&gt;&lt;p   style="margin: 0px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal; text-align: justify;font-family:Helvetica;font-size:12px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:100%;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0px; text-align: left; font-family: Helvetica; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 12px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt; &lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3850003982562320421-6203472938657740151?l=abusloadoffaith.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/feeds/6203472938657740151/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/2009/07/jfais-plus-de-bruit-quun-deux-et-demi.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3850003982562320421/posts/default/6203472938657740151'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3850003982562320421/posts/default/6203472938657740151'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://abusloadoffaith.blogspot.com/2009/07/jfais-plus-de-bruit-quun-deux-et-demi.html' title='J&apos;fais plus de bruit qu&apos;un deux et demi.'/><author><name>N.H.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13987322017219738506</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_nf9ozD5hDVo/SmX_PPzkm_I/AAAAAAAAAAM/-aCZmedjIqc/s72-c/car+crash.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
